Des Hells Angels de Sherbrooke libérés en 2015

Des Hells Angels qui subissaient leur procès à... (Photo David Boily, archives La Presse)

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Des Hells Angels qui subissaient leur procès à la suite de l'opération SharQc ont été libérés de la prison de Bordeaux, en octobre, après l'arrêt des procédures. Sur la photo on reconnaît Christian Ménard, ainsi que les frères François et Sylvain Vachon.

Photo David Boily, archives La Presse

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(Sherbrooke) Rétrospective / Véritable coup de théâtre dans le monde judiciaire québécois quand le procès SharQc a avorté au début de l'automne.

Les frères Sylvain et François Vachon, Claude Berger, Michel Vallières et Yvon Tanguay ont été libérés des multiples chefs d'accusation pour meurtre et de complots pour meurtre qui pesaient contre eux.

Les cinq accusés étaient reliés au chapitre des Hells Angels de Sherbrooke.

Le procès SharQc a avorté en octobre, suivant un jugement accueillant une requête en arrêt des procédures basé sur des lacunes dans la communication de la preuve.

Une quinzaine d'individus associés au chapitre de Sherbrooke des Hells Angels demandent à la Cour d'appel du Québec la permission de retirer leur plaidoyer de culpabilité enregistré dans le dossier SharQc. Ces individus ont déposé au début novembre des requêtes en permission d'en appeler devant le plus haut tribunal au Québec. Ils avaient tous plaidé coupables au complot général pour meurtre.

Les requêtes « pour prorogation des délais d'appel » et la permission d'en appeler de leur condamnation à la suite d'un plaidoyer de culpabilité enregistré devant la Cour supérieure ont été entendues devant un banc de trois juges de la Cour d'appel du Québec en décembre. Se basant sur l'arrêt des procédures de leurs frères d'armes, ils demandent un arrêt des procédures sinon la reprise de leur procès de complot pour meurtre.

Le ministère public a entrepris des démarches devant le tribunal pour saisir le repaire de Lennoxville comme bien infractionnel. Ces démarches vont se poursuivre en 2016.

Le procès du dossier « kayak », qui visait les individus qui avaient repris le commerce des stupéfiants à Sherbrooke à la suite de l'incarcération des Hells Angels en 2009, a pu commencer.

Certains accusés ont réglé leurs comptes avec la justice, notamment le membre en règle des Hells Angels de Sherbrooke Vincent Boulanger qui est un homme libre.

Boulanger a purgé 30 mois de prison pour son implication dans le dossier « kayak ». Comptabilisée à temps et demi, la peine de détention qui équivaut à 45 mois de détention a pris fin après sa condamnation le 11 décembre.

Boulanger avait plaidé coupable en septembre dernier à son implication dans le trafic de cocaïne. Le membre en règle du chapitre de Sherbrooke servait de lien entre le trafiquant Serge Pinard et les frères Sylvain et François Vachon, deux Hells Angels de Sherbrooke libérés dans le cadre du procès SharQc à Montréal.

Vérifications et constats d'infraction

Une opération de contrôle fortuite envers des membres en règle des Hells Angels et certains sympathisants s'est déroulée en mai à Sherbrooke.

Près d'une quinzaine de constats d'infraction au Code de la sécurité routière (CSR) ont été donnés aux sept motards qui déambulaient en groupe dans les rues de Sherbrooke. Pendant plus d'une heure, les patrouilleurs, mais aussi les enquêteurs du service de renseignements du Service de police de Sherbrooke, ont procédé à de multiples vérifications près de la très achalandée intersection de la rue King Ouest et du boulevard Jacques-Cartier.

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