Bonne année. Oui mais...

Chronique / Ce qu'il y a de plaisant avec une toute nouvelle... (La Tribune archives, Julien Chamberland)

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La Tribune archives, Julien Chamberland

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(Sherbrooke) Chronique / Ce qu'il y a de plaisant avec une toute nouvelle année, c'est que c'est pas mal une page blanche. Je dis pas mal parce qu'ils sont quelques-uns à avoir déjà noirci un paquet de petites cases du prochain calendrier, des trucs prévus et planifiés dès janvier, parfois même jusqu'en décembre. Surtout, ne pas prendre le temps de souffler...

C'est pourtant bien le premier souhait qui me vient à l'idée. Souffler. Se poser.

Se reposer? Je ne sais pas. Oui sans doute un peu de repos si vous en avez besoin. Mais ça ne servira à rien de se reposer si on ne se pose pas d'abord, si on ne prend pas le temps de faire le point.

Pas le plein, pas le vide; le point. T'auras beau faire le plein d'énergie, le vide dans ta tête, si tu ne fais pas le point sur ta vie, mon ami, c'est un genre de coup d'épée dans l'eau. Pis t'sais, des coups d'épée dans l'eau, ça vaut ce que ça vaut.

Le point, donc. Parce que, à force de courir à gauche et à droite, de se garrocher dans le travail pour s'offrir du de base ou du de luxe, de se regarrocher ensuite dans le de base ou le de luxe pour oublier qu'on travaille autant, ben à force de courir, disais-je, ça se peut qu'on soit trop essoufflé pour se demander si c'est vraiment de ça qu'on avait jadis tant rêvé.

Vous vous rappelez le jeune vous? Ses rêves, sa vision du monde, sa vision de son monde, de sa communauté, de son quotidien, de ses valeurs, de ses actions, de ses réalisations?

Mettons qu'on organise un tête-à-tête entre vous et le jeune vous, vous allez porter un toast ou vous enguirlander sur un chaud temps? Just asking...

Prospérité, santé et le paradis à la fin de vos jours.

On vous a servi ces voeux bien traditionnels au cours des derniers jours? Pas mal quand même.

Tenez, prenez la prospérité, qui dans son essence, est une situation marquée par l'expansion et l'abondance, ça doit être pas pire quand même. J'veux dire, si on a encore besoin de s'expansionner ou de surabondancer. Oui, je sais que ces deux mots ne sont pas dans le dictionnaire. Mais le besoin, lui, semble désormais, et malheureusement bien ancré dans le train-train quotidien.

Alors parlons santé. Ça, c'est important, la santé. Suffit de la perdre ne serait-ce que le temps d'un gros rhume pour réaliser à quel point on est tout petit. Alors la santé, non seulement on y tient, mais on prend soin, on la cultive, on la nourrit. Comment? Ça, c'est une autre paire de manches. Pas toujours facile de faire la part du vrai et du faux dans tout ce qui nous est proposé, alors vraiment, bonne chance!

Sinon, il restera toujours le paradis à la fin de vos jours. Mais sérieusement, entre vous et moi, je n'attendrais pas jusque-là. Le paradis, je l'veux là, là.

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