Pornographie juvénile: deux arrestations en milieu scolaire

Le psychologue scolaire Robert Pelletier a été suspendu... (La Tribune archives, Jessica Garneau)

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Le psychologue scolaire Robert Pelletier a été suspendu de ses fonctions aux écoles primaires Larocque, des Quatre-Vents et l'Écollectif de Sherbrooke à la suite de son arrestation.

La Tribune archives, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) Rétrospective / L'enseignant d'éducation physique Simon Fortier et le psychologue scolaire Robert Pelletier ont fait la manchette au cours de la dernière année.

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Simon Fortier

Fournie

Simon Fortier a reconnu 102 chefs accusations pour des crimes de leurre informatique à caractère sexuel. L'ancien employé de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) a réglé en octobre dernier son imposant dossier pour avoir personnifié des jeunes femmes sur le web afin d'attirer de jeunes victimes dans ses filets.

Il a reconnu plusieurs accusations de possession et production de pornographie juvénile, d'extorsion, d'incitation à des contacts sexuels, de leurre informatique sur des jeunes de moins de 16 et 18 ans ainsi qu'une accusation d'incitation à la bestialité.

Le prédateur sexuel a utilisé sensiblement la même façon de procéder pour attirer 60 jeunes filles mineures et un garçon dans ses griffes. Certaines des victimes fréquentaient même les écoles primaires où il enseignait. Par trois profils féminins sur Facebook, il disait être en lien avec une agence de mannequins pour approcher les jeunes victimes adolescentes entre mai 2012 et jusqu'à son arrestation en octobre 2014. Il a incité plusieurs de ses victimes à se toucher à des fins d'ordre sexuel et à commettre ces gestes sur d'autres fillettes devant la webcam. Il a même incité à des gestes de bestialité en demandant à une victime de commettre des gestes sexuels avec un chat.

Dans certains autres cas, il menaçait de rendre publiques des photos ou des vidéos compromettantes ou de répandre des rumeurs sur ses victimes si elles n'obéissaient pas à ses demandes. À partir de son ordinateur à Sherbrooke, il cherchait à attirer des adolescentes non seulement de sa ville, mais aussi de Lévis, Trois-Rivières, Québec, Mont-Joli, Chicoutimi, Saint-Malachie en Beauce, Saint-Félix-de-Valois près de Joliette, Pointe-aux-Trembles et Edmundston au Nouveau-Brunswick.

Son avocat conteste la suramende compensatoire de 20 400 $ qui lui sera imposée en plus de la longue peine de détention qu'il doit purger.

Une journée d'audition le 1er avril a été ajoutée aux 30 et 31 mars pour les observations sur la peine dans le dossier.

Conversation explicite

C'est par une conversation osée surprise par la mère de la victime alléguée que les corps policiers ont été mis sur la trace du psychologue scolaire Robert Pelletier de Sherbrooke. Robert Pelletier a été suspendu de ses fonctions comme psychologue aux écoles primaires Larocque, des Quatre-Vents et l'Écollectif de Sherbrooke à la suite de son arrestation pour leurre informatique d'enfant. Il est accusé de leurre informatique d'enfant entre le 6 et le 20 juillet 2015.

Lors d'une conversation à caractère sexuel explicite sur Facebook, le psychologue scolaire aurait demandé à l'adolescent ce qu'il aimait le plus à ce chapitre en lui avouant de son côté ses préférences. C'est en se rendant récupérer son téléphone intelligent dans la chambre de son fils qui dormait que la mère de la victime alléguée a découvert les conversations qui servent de preuve au leurre informatique.

John Blanchette de Drummondville a été condamné pour des agressions sexuelles, incitation à des contacts sexuels et à des attouchements sexuels sur une adolescente. Blanchette avait aussi reconnu son implication relative à de la possession, de la production et de l'accès à de la pornographie juvénile. Comme si ce n'était pas assez, Blanchette a aussi reconnu des gestes de bestialité après avoir commis des jeux sexuels avec son chien. Il a été condamné à des peines consécutives totalisant six ans et demi de prison.

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