Un souper de Noël pour bâtir des ponts entre les religions

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La Chaudronnée a accepté de fournir le local à l'Institut du monde arabe et musulman de l'Estrie pour offrir un repas aux plus démunis.

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) L'Institut du monde arabe et musulman de l'Estrie (IMAME) a décidé d'offrir un présent aux plus démunis : un souper dans les locaux de la Chaudronnée le 26 décembre ainsi qu'une occasion de bâtir des ponts entre deux communautés.

Habituellement fermée en soirée, la soupe populaire ouvrira ses portes aux Sherbrookois grâce à l'initiative d'Abdelilah Hamdache et de l'IMAME.

« Ça faisait quatre ou cinq ans que l'on travaillait en collaboration avec le Café Chrétien pour offrir un dîner aux plus démunis dans le temps des Fêtes, mais j'ai décidé d'organiser un événement en parallèle », explique le président de l'Institut.

La Chaudronnée a accepté de fournir le local. M. Hamdache s'est chargé de trouver des bénévoles ainsi que la nourriture nécessaire pour servir jusqu'à 200 personnes.

« Ce n'est jamais difficile de trouver des bénévoles dans la communauté musulmane », se réjouit l'organisateur, précisant que les personnes désirant s'impliquer peuvent toujours le contacter.

Les personnes démunies sont assurément les bienvenues, mais les citoyens seuls peuvent également prendre part au souper.

« Il y a des gens démunis financièrement, mais également des personnes seules qui ont besoin de briser l'isolement, particulièrement dans le temps des Fêtes », précise l'instigateur du souper qui a toujours à coeur de s'occuper des gens dans le besoin, des familles et des enfants.

Chrétiens, musulmans ou juifs, Sherbrookois d'origine ou immigrants, tous sont invités à l'activité.

« Quand j'ai mis sur pied l'Institut il y a une dizaine d'années, c'était pour rapprocher les communautés. Il y a des préjugés d'un côté comme de l'autre et chaque fois qu'il y a un éloignement, les deux groupes sont en partie responsables. On organise des activités qui s'adressent à tous puisque nous sommes une société, pas des groupes distincts », souligne M. Hamdache.

« Dernièrement, j'ai participé à Opération Nez rouge pour sauver des vies, mais ce n'est certainement pas pour des musulmans, on ne boit pas! » illustre-t-il.

Plusieurs événements récents ont toutefois nui aux efforts de rapprochement de l'Institut.

« Il y a encore beaucoup de travail à faire. Chaque fois qu'il y a un événement qui arrive quelque part dans le monde, on doit recommencer à zéro... » se désole M. Hamdache.

Les médias ont d'ailleurs une part de responsabilité dans l'intégration des communautés, estime le président de l'IMAME.

« Nous donnons de notre temps en organisant des activités comme le souper ou encore de l'aide aux devoirs pour tous les enfants par exemple, mais il faut arriver à rejoindre le monde et les médias doivent diffuser cette information que tous gagnent à savoir », résume M. Hamdache.

Le souper débute à 17 h, dans les locaux de la Chaudronnée situés au 470, rue Bowen Sud.

D'autres repas pour les démunis

Deux autres groupes de bénévoles ont contacté la Chaudronnée pour offrir un repas dans leur local. « D'habitude, nous sommes fermés le 25 décembre ainsi que le 1er janvier, faute de financement et par manque d'employés », explique François Lemieux, coordonnateur à soupe populaire.

Or, comme M. Hamdache, deux autres citoyens ont offert d'organiser des repas pour les démunis. Il y aura donc un dîner le 25 décembre ainsi que le 1er janvier. Pour plus d'informations, contacter la Chaudronnée.

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