Des curés très occupés pour Noël

Moins de messes de minuit ne signifie pas... (Spectre Média, René Marquis)

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Moins de messes de minuit ne signifie pas pour autant moins de travail pour les curés.

Spectre Média, René Marquis

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Moins de messes de minuit ne signifie pas pour autant moins de travail pour les curés. En plus de célébrer jusqu'à quatre messes la veille de Noël (dont la traditionnelle messe de minuit) et une ou deux autres messes le jour même, certains curés devront en outre parcourir des dizaines de kilomètres pour se rendre dans chacune des églises que compte leur paroisse.

C'est le cas du curé Patrick Côté, de la paroisse Coeur-Immaculé-de-Marie d'Asbestos. Son territoire compte six clochers : Saint-Isaac-Jogues, Sainte-Anne de Danville, St-Adrien, Saint-Georges-de-Windsor, Saint-Camille et St-Hippolyte.

En tout, huit messes de Noël sont prévues à l'horaire de la paroisse Coeur-Immaculé-de-Marie, indique le curé Côté. Sur les huit, le « jeune curé » de 42 ans en présidera quatre à lui seul, soit celles de 16 h 15 à Danville, de 19 h à Asbestos, de 22 h à St-Adrien et celle de minuit à Saint-Georges-de-Windsor. « Ce qui est spécial cette année, c'est que la messe de 10 heures (22 h) à St-Adrien sera la toute dernière pour cette communauté, car l'église va fermer ses portes tout de suite après...». Pour ce qui est des quatre autres messes sur le territoire de Coeur-Immaculé-de-Marie, celles-ci seront assumées par un prêtre-étudiant ainsi que par l'abbé Guy Gilbert, aujourd'hui à la retraite.

Malgré l'horaire serré et la coordination que commandent la tenue des messes de Noël, le curé Patrick Côté n'y voit pas de quoi s'en plaindre. « C'est vrai que c'est exigeant. Après la messe de minuit, on est un peu au bout du rouleau, mais en même temps, c'est tellement valorisant de voir tous ces paroissiens réunis, les enfants, les jeunes familles, les plus âgés. De pouvoir célébrer et propager la naissance du Christ, c'est toujours agréable », note-t-il en soulignant le fait que la messe bénéficie d'une diffusion sur les ondes de la station de la radio CJAN (99,3 FM) d'Asbestos.

Tout comme son confrère d'Asbestos, le curé Daniel Gilbert, d'East Angus devra lui aussi emprunter la route pour célébrer Noël devant ses paroissiens.

La paroisse Saint-Louis-de-France compte en effet huit clochers, chacun étant situé à environ 10 kilomètres l'un de l'autre.

« Mais j'ai la chance d'avoir un confrère qui vient m'aider. Nous allons célébrer chacun quatre messes, puisque c'est la norme maximale maintenant », explique le curé Gibert, qui en est à sa troisième année à la tête de la paroisse Saint-Louis-de-France. Celle-ci regroupe les églises situées à Cookshire, Bishopton, Saint-Mathias-de-Bonneterre, Bury, Saint-Adolphe de Dudswell et Saint-Isidore et Sawyerville.

« C'est vrai que ça fait beaucoup de déplacement en peu de temps, reconnaît le curé Gilbert. Mais au moins cette année, avec le Noël vert qu'on nous promet, les chemins ne devraient pas être trop glissants », dit-il.

Moins de messes de minuit

Le nombre de messes de minuit est en diminution sur le territoire de l'archidiocèse de Sherbrooke. Alors qu'on en dénombrait 19 l'an dernier, celles-ci ont été réduites à 16 cette année parmi les 46 paroisses que compte l'archidiocèse sherbrookois.

La principale raison de cette diminution : le nombre de célébrants disponibles ne cesse lui aussi de diminuer année après année, indique l'Archevêché.

« À chaque année, on a de plus en plus de prêtres ou d'animateurs qui prennent leur retraite, indique le responsable des communications à l'Archevêché de Sherbrooke, Benoît Labonté. On eu quatre ou cinq prêtres qui ont pris leur retraite cette année et on a aussi eu deux décès. Et comme vous le savez, le nombre de vocations n'est pas à la hausse lui non plus, alors cela nous oblige à réduire le nombre de célébrations. »

Si certaines paroisses ont dû se résigner à mettre fin à cette longue tradition, d'autres maintiennent le rythme, en plus d'offrir des célébrations en après-midi et en soirée. C'est le cas de Saint-Charles-Garnier (quartier Nord) et de Notre-Dame-de-Protection (Fleurimont) qui proposent à leurs paroissiens pas moins de quatre messes de Noël, dont une première à 16 heures. Dans le cas de Notre-Dame-de-Protection, la messe de 16 h en sera une bilingue (français, espagnol), alors que celle de 21 h se déroulera avec le conservatoire et celle de minuit avec une chorale.

Les paroissiens de Bon-Pasteur auront encore davantage l'embarras du choix puisque sept messes de Noël leur sont offertes dans quatre lieux de culte différents, soit les églises Sainte-Famille (16 h, 19 h 30 et minuit), Saint-François d'Assise (16 h et 22 h) et St-Philémon de Stoke (20 h), en plus de la chapelle des Résidences Soleil (20 h 30).

Pour ce qui est de la basilique-cathédrale Saint-Michel, celle-ci offrira trois messes, soit une première à 19 h, une seconde 21 h 30 et celle de minuit.

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