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Éducation: le SEE se prononcera en janvier sur l'entente de principe

Les membres du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE) se prononceront le... (La Triubne archives, Jocelyn Riendeau)

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La Triubne archives, Jocelyn Riendeau

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(Sherbrooke) Les membres du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE) se prononceront le 19 janvier sur l'entente de principe conclue vendredi entre le gouvernement et le Front commun syndical.

« On est contents d'avoir une entente négociée sans qu'il y ait eu une loi spéciale. Il y a d'autres moyens qu'on aurait pu prendre, je vais laisser aux membres le pouvoir d'en discuter », affirme le président du SEE, Benoît Houle.

Celui-ci souligne au passage qu'il est trompeur de parler, comme certains le font, d'une augmentation de salaire de 9 % sur 5 ans, car le gouvernement concède plutôt « 5,25 % sur 5 ans avec la relativité salariale qui est propre à chaque métier ».

En effet, les membres du front commun recevraient une augmentation de 1,5 % pour la deuxième année de l'entente, une de 1,75 % pour la troisième et une de 2 % pour la quatrième année, soit un total de 5,25 %.

Lors de la première année, chacun recevrait simplement un montant fixe de 500 $ (pour un employé à temps plein), et lors de la cinquième année, une augmentation variant selon le métier (chez les enseignants, c'est 2,5 %, mais certains corps de métier n'en auront tout simplement pas) ainsi qu'un montant fixe de 250 $.

Ces montants forfaitaires peuvent être convertis en pourcentage d'augmentation en faisant une moyenne avec le total de la masse salariale des membres du Front commun, mais comme l'argent n'est perçu par les employés qu'une seule fois, ces montants ne peuvent pas être considérés comme faisant partie d'une augmentation de salaire.

« En échange de tout ça, on a cédé des particularités sur la retraite. Maintenant, l'âge de la retraite pour partir sans devoir payer de pénalités sera de 61 ans à la place de 60 à partir du 1er juillet 2019 », ajoute Benoît Houle.

Il est à noter que les employés désirant prendre leur retraite à 60 ans et cumulant déjà 30 ans de service, soit environ 75 % des membres du Front commun, ne seront toutefois pas touchés par la nouvelle mesure grâce à une clause négociée dans l'entente.

La pénalité annuelle à payer pour ceux qui désirent prendre leur retraite avant l'âge passera de 4 % à 6 %. « C'est ça la grosse concession en lien avec des sommes monétaires », précise M. Houle.

La retraite sans pénalité pour les employés cumulant 35 ans de travail reste et n'a pour sa part « jamais été mise en jeu ».

Les membres du SEE se prononceront donc après les Fêtes sur cette partie des négociations, qui touche les salaires et la retraite. Lundi dernier, ils avaient enregistré leur dissidence quant aux conditions de travail que le gouvernement souhaite imposer aux enseignants, un tout autre volet des négociations.

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