Budget municipal: l'Association des locataires a des solutions

L'Association des locataires entend faire des propositions au... (La Tribune archives, Jessica Garneau)

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L'Association des locataires entend faire des propositions au conseil municipal de Sherbrooke pour éviter que chaque hausse de taxe ne se traduise par un appauvrissement des plus démunis.

La Tribune archives, Jessica Garneau

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(Sherbrooke) L'Association des locataires de Sherbrooke profitera du dévoilement du budget municipal, lundi soir, pour déposer huit propositions visant à contrer l'appauvrissement des ménages locataires. Parmi ses propositions, elle entend inviter la Ville à exploiter de nouvelles sources de revenus afin d'éviter que chaque hausse de taxe ne se traduise par un appauvrissement des plus démunis.

Depuis que l'Association compile des données sur la part des revenus consacrés au logement, celle-ci constate que chaque augmentation de taxes se fait sentir de plus en plus durement.

« Auparavant, les ménages locataires vivaient des difficultés temporaires. Aujourd'hui, ce qu'on constate, c'est qu'ils vivent carrément dans la misère, sans pouvoir répondre à leurs besoins essentiels », déplore le porte-parole de l'Association, Normand Couture.

« Ce qu'on constate, c'est que chaque fois qu'il y a une augmentation de taxe municipale, celle-ci est refilée aux ménages locataires. Et comme leurs revenus n'augmentent pas, ils s'appauvrissent constamment », ajoute-t-il.

Selon les données compilées par l'Association des locataires, le nombre de ménages sherbrookois qui consacrent plus de 50 % de leurs revenus au loyer est en nette progression.

« Non seulement chez ceux qui consacrent plus de 50 pour cent, précise M. Couture, mais bien au-dessus de ce pourcentage. Actuellement, il y a 2525 ménages locataires de Sherbrooke qui défraient plus de 80 % de leurs revenus à se loger. C'est une augmentation de 18 % par rapport au dernier relevé », souligne le porte-parole de l'Association des locataires.  

« On ne nie pas que les loyers coûtent moins cher à Sherbrooke qu'ailleurs, ajoute-t-il, mais les revenus sont plus bas qu'ailleurs. Ce qui fait qu'à chaque hausse de taxe municipale, ce sont eux qui écopent le plus. On veut donc proposer aux élus d'explorer d'autres avenues que celle de l'augmentation de taxes. »

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