Le conseiller Jean-Guy Gingras réclame 50 000$ à la Ville de Magog

Jean-Guy Ginigras... (La Tribune archives, Maxime Picard)

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Jean-Guy Ginigras

La Tribune archives, Maxime Picard

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(Magog) Un conseiller municipal qui menace de poursuivre sa propre municipalité, voilà qui n'est pas fréquent. Malgré qu'il s'agisse d'une démarche hors du commun, le conseiller Jean-Guy Gingras a choisi d'envoyer une mise en demeure pour réclamer 50 000 $ à la Ville de Magog.

La mise en demeure, dont La Tribune a obtenu copie, a été acheminée à la Ville de Magog en début de semaine. Elle vise précisément le directeur général de la municipalité, Armand Comeau.

Selon les informations contenues dans la mise en demeure, M. Comeau aurait porté atteinte à la réputation de Jean-Guy Gingras en tenant des propos « diffamatoires » à son sujet en présence de témoins, en l'occurrence la mairesse de Magog, Vicki May Hamm, le directeur des ressources humaines de la Ville, Jean-Nicolas Bergeron, et l'avocat Paul Bureau.

Pour des raisons légales, La Tribune a choisi de ne pas rapporter les propos du directeur général. Mais l'avocat Alain Thivierge écrit qu'il s'agit « d'affirmations tout à fait fausses qui ont été prononcées dans le but évident de nuire à la réputation de notre client. »

L'auteur du document de deux pages transmis à la municipalité souligne que le conseiller municipal a été « très choqué » d'entendre les propos qui auraient été tenus par Armand Comeau. Ces propos « laissent à penser que notre client est un politicien corrompu », fait valoir Me Thivierge.

La Ville a été sommée de répondre à la mise en demeure à l'intérieur d'un délai de dix jours, à défaut de quoi une poursuite serait intentée contre elle. Elle n'avait pas encore donné suite vendredi matin.

Contacté par La Tribune, Me Thivierge a offert peu de commentaires au sujet de cette affaire. Il a néanmoins rappelé que son client est impliqué de longue date dans son milieu et jouit d'une bonne réputation. Il a ajouté que M. Gingras est déterminé à être dédommagé.

Jugeant la situation malheureuse, Armand Comeau a pour sa part soutenu que « l'interprétation faite de ses propos a été amplifiée et ne reflète pas la réalité ». Il a par ailleurs indiqué que le contentieux de la municipalité a été saisi du dossier et qu'il livrera ses conclusions à brève échéance.

La Tribune a tenté d'obtenir des commentaires de la part de la mairesse de Magog, mais sans succès. Vicki May Hamm a même refusé de confirmer la réception de la mise en demeure par la Ville.

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