Mieux prévoir les avalanches

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Une équipe de l'Université de Sherbrooke travaille à mieux évaluer les risques d'avalanches au pays. On aperçoit sur cette photo prise dans les Rocheuses l'étudiant Jean-Benoît Madore, le professeur Alexandre Langlois de l'UdeS, le professeur Bruce Jamieson de l'Université de Calgary et l'étudiant Kevin Côté.

Fournie

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(Sherbrooke) Chaque année, une quinzaine de personnes en moyenne perdent la vie dans des avalanches au Canada. Une équipe de l'Université de Sherbrooke travaille à mieux évaluer les risques d'avalanches au pays afin de réduire ce nombre de décès.

Le groupe travaille à partir d'un modèle suisse appelé SNOWPACK.

« On tente d'adapter ce modèle à la réalité canadienne », explique le professeur Alexandre Langlois de l'Université de Sherbrooke, qui travaille sur ce projet avec ses étudiants.

M. Langlois et ses étudiants se rendront dans les Chic-Chocs en janvier, où se produisent « des activités avalancheuses » afin de procéder à différentes mesures, comme ils l'ont fait entre autres dans les Rocheuses. Les diverses mesures touchent notamment l'épaisseur de la neige, l'état des différentes couches et la taille des grains de neige afin d'établir un portrait précis. Ils travailleront avec de l'équipement à la fine pointe de la technologie.

« Les données de nos modèles sont utilisées par nos partenaires, qui émettent des bulletins d'avertissements », explique le professeur Langlois. Le projet est réalisé avec Parcs Canada, l'organisme Avalanches Québec et il est financé

par le Secrétariat national de recherches et de sauvetage.

La pluie fait partie des composantes avec lesquelles l'équipe doit travailler.

« Avec le réchauffement climatique, il pleut davantage l'hiver, ce qui alourdit la neige et augmente le risque d'avalanches. En décembre dernier, nous étions à 2000 mètres d'altitude dans les Rocheuses et il pleuvait. Nous devons créer des modèles en conséquence », explique Jean-Benoît Madore, étudiant à la maîtrise en sciences géographiques.

On compte aussi dans le groupe Maude Lehouillier-Viens et Kevin Côté.

« On veut utiliser le satellite pour développer une méthode afin de déterminer s'il y a eu de la pluie », note le professeur Langlois.

Même si les stations météorologiques peuvent observer de la pluie, les espaces sont tellement vastes qu'il est difficile de dire avec précision où ces précipitations sont tombées.

Ce type de recherche permettra aussi de déterminer s'il est sécuritaire de construire des routes ou des quartiers résidentiels dans certaines zones.

En 1999, une avalanche avait englouti une partie du village inuit de Kangiqsualujjuaq : neuf personnes avaient été tuées et 25 avaient été blessées. La neige s'était engouffrée dans une école alors que des citoyens y célébraient l'arrivée du Nouvel An.

La pratique de la motoneige soulève aussi certaines préoccupations, avec l'augmentation des activités. « Le problème, c'est que les motoneigistes peuvent rapidement accéder à des sites qui sont très éloignés », note M. Langlois.

« Notre projet, ça fait trois ans qu'il tourne. On va demander un renouvellement du financement du programme », explique M. Langlois, qui a bon espoir que le projet soit reconduit pour trois autres années.

La majorité des avalanches se concentrent dans l'Ouest canadien.

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