Les lutins de Magog à l'oeuvre

L'équipe de 200 bénévoles du Souper du partage Jean... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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L'équipe de 200 bénévoles du Souper du partage Jean Pelchat ont constitué et distribué dimanche des paniers de Noël à Magog. Réjean Roy, bénévole depuis deux ans ainsi que Yvon Pelchat, bénévole depuis le tout début (soit 21 ans!) ont travaillé en équipe au Provigo Le Marché.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(Magog) Quand on pense à Magog, on pense souvent aux somptueuses propriétés qui ornent les rives du lac. Pourtant, dans cette municipalité comme partout, la pauvreté s'installe dans de trop nombreuses demeures.

« C'est sûr que le tour du lac est riche, et les gens pensent souvent que Magog est une ville riche. Mais fondamentalement, c'est une ville d'ouvriers, il y avait beaucoup d'usines », explique Jean Pelchat, fondateur du Souper du partage du même nom.

« Plusieurs usines ont fermé, beaucoup de personnes ont perdu leur emploi et n'ont pas retrouvé quelque chose d'aussi lucratif. Dans plusieurs usines, il y avait de bons salaires et on ne demandait pas de diplômes particuliers », dit-il, évoquant ensuite la fermeture des usines Québecor, Olymel, Barmish, Thona ou encore Dana Canada, dont certaines employaient des centaines de personnes.

Heureusement, les citoyens sont nombreux à se mobiliser pour adoucir le temps des Fêtes de leurs voisins moins nantis. Dimanche, 535 paniers de denrées ont été distribués dans 352 foyers, grâce à l'aide de 200 bénévoles. « Ce ne sont pas des denrées que l'on met dans les paniers, ce sont des morceaux de bonheur. On essaie de donner un peu de notre bonheur à ceux qui sont moins chanceux que nous », résume M. Pelchat.

Beaucoup de personnes seules

Stéphane Bégin s'implique dans la conception de ces paniers depuis maintenant 17 ans. « Ce qui me frappe le plus cette année, c'est que sur 352 foyers, 190 sont composés d'une seule personne. Les gens ont de la misère à arriver, ça devient malheureusement de plus en plus courant. Cette année il y en a vraiment plus qu'avant », remarque-t-il, notant que la difficulté d'accès à de l'emploi ainsi que le soutien familial moins présent qu'auparavant pourraient être à blâmer. « Vivre seul, payer le loyer et la nourriture, ce n'est pas évident, surtout si en plus tu ne travailles pas trop trop. »

Suzanne Lafleur est directrice de la Banque alimentaire Memphrémagog, qui traite toutes les demandes de paniers de Noël. Pendant l'année, la Banque alimentaire s'occupe d'environ 500 foyers, un nombre qui augmente à environ 800 dans le temps des Fêtes. « Certains réussissent tant bien que mal à boucler leur budget, mais un panier leur permet de souffler un peu pour le temps des Fêtes », explique Mme Lafleur.

Plusieurs organismes - dont le Souper du partage Jean Pelchat, qui a amassé cette année 91 000 $ - l'aident à répondre aux demandes. « La Banque alimentaire a besoin des organismes pour venir en aide aux gens », dit simplement la directrice. « On fait des appels à la communauté, les gens se mobilisent. On est tissés serrés dans la MRC de Memphrémagog! »

Et il le faut bien. Parce que comme dit Stéphane Bégin, « une chance que les banques alimentaires sont là ».

« Toutes ces familles-là ne sont pas juste dans le besoin dans le temps de Noël, elles le sont toute l'année. »

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