Évelyne Beaudin fait l'objet d'une plainte au DGEQ

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Une plainte a été déposée contre Évelyne Beaudin en lien avec la campagne électorale municipale de 2013.

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(SHERBROOKE) Une plainte a été déposée contre Évelyne Beaudin en lien avec la campagne électorale municipale de 2013. Le dossier ferait toujours l'objet d'une enquête du Directeur général des élections du Québec (DGEQ). Selon ce que La Tribune a appris, le plaignant reprocherait à Mme Beaudin de ne pas avoir déclaré les dépenses en lien avec la création de son site web et d'avoir omis d'inscrire la mention légale « payé et autorisé par l'agent officiel » sur son matériel électoral.

Rappelons que Mme Beaudin, qui avait aussi fait campagne à l'échelle provinciale sous la bannière d'Option nationale dans la circonscription de Mégantic en 2014, avait été défaite en terminant deuxième aux élections municipales de 2013.

Au bureau du DGEQ, on ne peut ni confirmer ni infirmer qu'une plainte a été déposée ou qu'elle fait l'objet d'une enquête. Toutes les plaintes sont confidentielles. C'est d'ailleurs le journaliste de La Tribune qui a informé Évelyne Beaudin de la tenue d'une enquête à son sujet. La plainte aurait été déposée le 18 octobre 2013, en plein coeur de la campagne électorale.

Au DGEQ, on précise que les candidats ne sont pas informés automatiquement des plaintes, puisque le directeur doit d'abord juger de la pertinence de faire enquête.

Des vérifications avaient été effectuées en 2014. Mme Beaudin avait alors l'impression qu'il s'agissait d'une vérification usuelle du rapport de dépenses des candidats.

Le DGEQ s'est donc intéressé au graphiste ayant conçu l'image de marque d'Évelyne Beaudin. Dans une déclaration officielle, dont La Tribune a obtenu copie, il assure avoir chargé son taux horaire habituel pour les travaux exécutés et n'avoir offert aucun privilège à Mme Beaudin. Il affirme n'avoir jamais travaillé à la conception du site web.

Appelée à commenter, Évelyne Beaudin mentionne avoir inscrit la mention légale obligatoire sur ses pancartes et ses dépliants.

« Sur le site web, je n'ai pas cru que je devais l'écrire. C'est moi qui l'ai construit à partir d'un site gratuit de création de sites web. Puisque j'ai utilisé mes produits graphiques, comme mon logo, peut-être que j'aurais dû inscrire la mention. Je n'avais jamais pensé à ça. Ce serait vraiment un oubli pour le site si je devais l'écrire, mais la création du logo avait été déclarée dans mes dépenses », soutient-elle.

« Ça s'arrête où? Si j'utilise mon logo dans un courriel, est-ce que je dois mettre la mention légale? Il faut quand même être assez calé pour connaître les règles du DGEQ à ce point-là. Je ne peux pas en vouloir au plaignant si j'ai vraiment dérogé à loi, mais si on pense à l'esprit de la loi, j'espère que les citoyens ne se sentent pas attaqués dans leurs droits démocratiques, d'autant que j'ai déposé les preuves que j'ai payé pour le graphisme. »

Un enquêteur doit par ailleurs rencontrer Mme Beaudin au début de l'année 2016.

Dans la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, l'article 463 stipule entre autres que « tout écrit, objet ou matériel publicitaire ayant trait à une élection doit mentionner le nom de l'imprimeur ou du fabricant et le nom et le titre de l'agent officiel ou de l'adjoint qui le fait produire ».

La sanction imposée aux contrevenants dépend de l'importance de la faute commise, selon le bureau du DGEQ.

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