L'auberge Ecobeat est fermée

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L'auberge Ecobeat a fermé ses portes mais le frère de l'ancien propriétaire espère pouvoir la relancer.

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(SHERBROOKE) L'auberge Ecobeat, installée sur la rue Wellington Sud, a cessé ses activités il y a un peu plus d'un mois. Le modèle d'affaires n'étant pas rentable, le propriétaire a été contraint de mettre la clé sous la porte. Entretemps, l'immeuble du 146 rue Wellington Sud a été mis en vente. Le prix demandé est de 1,07 M$.

Slim Gamoudi, le frère de l'ancien propriétaire, tente de réunir des investisseurs pour relancer l'établissement selon une nouvelle formule. « Je ne sais pas si un nouvel acheteur voudrait rouvrir l'auberge, mais je suis en discussion avec des investisseurs », confie M. Gamoudi.

Rappelons que l'auberge Ecobeat avait échappé à la fermeture une première fois à la fin de l'année 2014. Le propriétaire Sami Gamoudi avait lancé un cri du coeur parce qu'il accusait un retard de paiement d'environ 19 000 $ pour ses factures d'électricité. Hydro-Sherbrooke avait même dû débrancher l'établissement avant qu'une entente ne survienne.

« Il y avait les problèmes avec les coûts de l'électricité, mais il n'y avait pas assez de clientèle et le concept n'a pas fonctionné. Si on ouvre de nouveau, on changera le concept », avance Slim Gamoudi.

Au point de départ, certaines chambres privées étaient louées à long terme, pour des étudiants par exemple, alors que des dortoirs avec des lits superposés étaient offerts aux touristes de passage. « Il y avait un conflit entre les locataires à long terme et ceux qui louaient à la nuit. Les étudiants voulaient des espaces séparés, calmes, pour pouvoir étudier. Il fallait vraiment créer deux espaces différents. Dans le nouveau concept, nous enlèverions le bar pour conserver le café et l'auberge. »

Selon Slim Gamoudi, les dortoirs étaient trop nombreux par rapport à la demande. « Les dortoirs sont très sollicités l'été, mais la demande est plus importante pour des chambres individuelles en hiver. Notre objectif serait d'offrir plus de chambres individuelles et de convertir les dortoirs en chambres pour étudiants à longue durée entre septembre et juin. »

L'acheteur devra toutefois procéder à des rénovations malgré les travaux déjà effectués dans l'immeuble. « Le troisième étage n'a pas été rénové. Le sous-sol non plus. Et le problème de l'électricité ne sera pas réglé », avance M. Gamoudi. Si ses projets se concrétisaient, il souhaiterait rouvrir l'auberge en février ou en mars.

Les deux propriétaires originaux avaient acquis l'immeuble pour 550 000 $ en 2013. Plusieurs améliorations avaient été apportées au bâtiment, si bien que les investissements totaux étaient évalués à 1,2 M$. Au rôle d'évaluation 2016-2018 de la Ville de Sherbrooke, la valeur de l'immeuble passera à 816 900 $.

Pas de panique à Commerce Sherbrooke

Le directeur général de Commerce Sherbrooke, Gilles Marcoux, ne se dit pas pessimiste malgré la fermeture de l'auberge Ecobeat, un commerce qui devait contribuer à la revitalisation de la rue Wellington Sud. Il croit toujours au potentiel de cette artère.

« On a un avantage, c'est qu'il y a eu beaucoup d'investissements dans le bâtiment du 146 rue Wellington Sud. Malheureusement, le temps n'a pas joué en faveur des propriétaires. Je ne le vois pas comme un échec, mais plutôt comme un pas de côté. Les institutions étaient prêtes à refinancer le projet dans la mesure où on leur présentait un plan d'affaires », rapporte M. Marcoux.

Le plan d'affaires, c'est un peu ce sur quoi planche Slim Gamoudi, qui espère pouvoir récupérer l'auberge pour en modifier le concept. « Il y avait une façon de voir les choses au point de départ et ça n'a pas fonctionné. Les dépenses importantes ont peut-être hypothéqué le projet, mais ce que j'entends, c'est que l'aspect hébergement était payant. Il suffit de recadrer. Je crois qu'ils ont manqué de temps et de ressources pour bien positionner l'auberge », ajoute Gilles Marcoux.

Le directeur général de Commerce Sherbrooke demeure convaincu que la rue Wellington présente un beau potentiel. « Ça prend des investissements et un bon positionnement. Nos études laissent croire qu'une auberge connaîtrait du succès dans l'Hôtel Wellington. Pour l'Écobeat, s'il n'y avait pas de potentiel, je ne crois pas que M. Gamoudi poursuivrait son aventure. Je demeure confiant que celui qui reprendra l'auberge en aura moins à faire parce que les coûts de développement seront moins importants qu'ils l'étaient quand Écobeat a ouvert. Nous travaillons maintenant d'autres projets dans le secteur. Je suis plus confiant que jamais. »

Mais en matière d'hébergement, il faut trouver le bon créneau et savoir se distinguer, plaide M. Marcoux.

Lynn Blouin, directrice à l'accueil, à la promotion et au tourisme d'affaires et sportif à Destination Sherbrooke fait écho à ce dernier avis. « Avoir de l'hébergement au centre-ville n'est pas sans intérêt, mais ça doit coller au profil du visiteur et à ce qu'on offre comme attrait. »

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