Amnistie internationale espère des actions concrètes

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Après avoir cueilli le prestigieux prix Sakharov au nom de son époux et prisonnier d'opinion Raif Badawi, devenu symbole de courage et de détermination, Ensaf Haidar a participé à une conférence de presse.

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Amnistie internationale espère que la remise du prestigieux prix Sakharov au blogueur Raif Badawi entraînera des actions concrètes de la part des États européens ainsi que du gouvernement du Canada.

Car ce prix décerné par le Parlement européen a mis en lumière toute l'inaction de l'Union européenne face aux violations des droits de l'homme par l'Arabie saoudite, a réagi mercredi le bureau européen de l'ONG de défense des droits de l'homme.

« La décision du Parlement européen contraste vivement avec le silence assourdissant du corps diplomatique de l'UE, qui n'a à ce jour toujours pas réagi aux violations des droits humains en Arabie saoudite ni demandé la libération immédiate et sans condition de Raif Badawi », continue l'ONG dans un communiqué.

« Malgré la vague de protestation publique suscitée en Europe et ailleurs dans le monde, on constate une absence criante de mesures concrètes visant à obtenir sa libération au niveau de l'UE et des États membres », dénonce l'organisme.

Au bureau montréalais d'Amnistie internationale, la responsable des communications Anne Sainte-Marie réclame également des gestes plus clairs et concrets de la part du gouvernement du Canada.

« Le Canada s'est-il concerté avec d'autres pays européens afin de faire front commun vis-à-vis de l'Arabie », demande-t-elle. « Y a-t-il une rencontre prévue à court terme avec l'ambassadeur saoudien à Ottawa? »

« En tant que membre du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, l'Arabie saoudite est censée respecter et faire respecter les normes les plus élevées en matière de droits humains. Le Canada fait aussi partie du Conseil des droits de l'homme. Va-t-il utiliser cette ressource afin d'interpeller l'Arabie saoudite et donner suite au rapport d'expert sur la détention arbitraire? », ajoute-t-elle.

Amnistie internationale n'était pas en mesure de confirmer, mercredi, si Raif Badawi faisait la grève de la faim ou s'il avait été transféré vers une autre prison plus isolée, comme le craint sa conjointe Ensaf Haidar.

« Nous nous attendions à son transfert dans une autre prison à la suite d'une décision administrative qui le concernait ainsi que d'autres prisonniers », explique Mme Sainte-Marie.

« Selon nous, le jugement concernant la sentence de Raif Badawi est final, depuis la décision de la Cour suprême, en juin dernier, de maintenir la sentence », ajoute-t-elle.

Amnistie internationale a rappelé enfin que plusieurs actions sont en cours pour obtenir la libération immédiate et inconditionnelle de Raif Badawi et la possibilité qu'il puisse rejoindre sa femme et ses trois enfants à Sherbrooke.

Il y a notamment cette pétition demandant l'intervention du premier ministre Justin Trudeau, qui atteignait mercredi 16 300 signatures (www.jesuisraif.ca/trudeau). Amnistie internationale réclame également une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères Stéphane Dion et il vient de déposer au gouvernement ses préoccupations dans le programme relatif aux droits humains.

Même si les vigiles font relâche à Sherbrooke pour le temps des Fêtes, des actions sont par ailleurs prévues sur les médias sociaux à travers le monde, notamment en vue du 9 janvier qui marquera l'anniversaire de sa première séance de flagellation.

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