Scrooge chez le père Noël

Éric Gérard Langlois a décidé de mettre en... (Spectre Média, René Marquis)

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Éric Gérard Langlois a décidé de mettre en ligne un calendrier de l'Avent original où il raconte et chante les grands classiques du temps des Fêtes.

Spectre Média, René Marquis

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(SHERBROOKE) Imaginez Scrooge qui débarque de bon matin chez le père Noël. Le photographe, à qui l'on attribuera ici le rôle de lutin potentiel, demande candidement ce qu'on vient faire ici.

« Je trouve que le père Noël est juste un peu too much, qu'il se donne pas mal sur les internets pour répandre de la bonne humeur et de l'esprit des Fêtes. Je viens voir quelle bibitte l'a piqué. »

Vous aurez peut-être compris que Scrooge, c'est bibi. Éric Gérard Langlois, lui, ces temps-ci plus que jamais, c'est le père Noël du web. L'homme de théâtre qu'on a pris l'habitude de voir dans les habits du sénateur Howard a récemment pris le web d'assaut, via sa page Facebook, où il tient un calendrier de l'Avent musical. Parce que Langlois n'est pas seulement acteur, qu'il est aussi musicien et chanteur, il se présente en ligne chaque jour dans une vidéo où il partage et chante son amour de Noël.

Nécessairement, si t'es de type Scrooge cynique, ça se peut que tu sollicites une entrevue à l'auteur dudit calendrier de l'Avent. Ce sera plus positif que de simplement le masquer sur Facebook, que tu te dis. Un moment donné, faut peut-être se dégonfler le cynisme un peu.

« Éric, veux-tu bien me dire pourquoi tu fais ça? Y a pas assez de gogosses de Nouwel? »

C'est justement pour ça, plaide-t-il devant mon sourcil en accent circonflexe.

« Parce qu'il y a tellement de gogosses de Noël que les gens en oublient l'essentiel. L'aspect commercial a occulté celui de plaisir, de rencontres, de festivités. Les gens se pitchent au centre d'achat et se stressent avec les gros arbres de Noël, les grosses décos, les gros cadeaux, alors qu'on devrait plutôt trouver du temps pour la famille et les amis, faire de la place pour les rencontres, faire les choses simplement et avec plaisir », propose Éric Gérard Langlois avec sa voix tout en douceur de certains hommes d'Église.

Lui-même a changé son sac à cadeaux d'épaule il y a plusieurs années lorsqu'il s'est retrouvé père monoparental de trois enfants qui, comme tous les flos, déballaient les trop nombreux cadeaux entassés sous le sapin en y jetant à peine un petit coup d'oeil. « C'était trop. À partir de là, Noël s'est construit différemment chez nous. On est revenu aux choses simples. »

Mais dans la demeure de messieurs Langlois et Bégin, depuis quelques années son conjoint, on décore à fond, on reçoit les enfants et petits-enfants, les parents, les oncles et les tantes. On s'échange quelques présents, on écoute de la musique, on en joue et on chante aussi.

C'est donc par la musique que Langlois a décidé de partager son esprit de Noël. Depuis le 1er décembre, il s'installe au piano, à cheval entre le salon et la salle à manger, il actionne la caméra de sa tablette numérique et fait un brin de jasette avant d'entonner une chanson de Noël.

« Je crois que les gens sont tannés de la musique de Noël parce qu'on en fait jouer trop et trop tôt, parce que c'est souvent fait n'importe comment et parce qu'on ne connaît plus l'origine de ces chansons-là », explique le chanteur de l'Avent.

Voilà le comment du pourquoi qu'il revêt depuis deux semaines déjà son bâton et son piano de pèlerin. Qu'il parle d'amour, de relations humaines, de trucs simples qu'on oublie tout le temps. Sa façon à lui de mettre la table à la musique, comme il le fait dans ses retours à la maison de CFLX.

Un buzz sur les internets? Pas tant. Mais Éric Gérard Langlois ne semble pas se soucier outre mesure de la quantité de J'aime sur ses rendez-vous quotidiens.

« Si ça peut faire du bien à quelques personnes comme ça me fait du bien à moi, j'en serai bien content. Moi, je voulais changer du négatif en positif, ça fonctionne. Ça marche aussi pour d'autres. J'ai une amie de la petite école qui combat un cancer et qui m'a écrit en privé pour me dire que je lui faisais du bien. Qu'est-ce que tu veux de plus? »

Honnêtement, je ne sais pas, parole de Scrooge.

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