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Sherbrooke terre d'accueil pour une première famille de réfugiés syriens

La famille Danho, d'origine syrienne, est arrivée à... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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La famille Danho, d'origine syrienne, est arrivée à Sherbrooke hier matin. Gabriel Danho et Rouaida Issa ainsi que leurs enfants Cynthia et Yacoub sont allés à la messe à l'Église syriaque orthodoxe Saint-Éphrem avant d'aller s'installer dans leur logement dans l'est de Sherbrooke, entièrement meublé et préparé par la communauté de l'église.

Spectre Média, Julien Chamberland

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(Sherbrooke) Il y a quelques jours, les membres de la famille Danho vivaient dans les locaux d'une communauté religieuse dans les montagnes du Liban, pays qu'ils avaient rejoint après avoir fui la guerre qui sévit en Syrie. Dimanche matin, ils prenaient part pour la première fois à une messe à l'Église syriaque orthodoxe Saint-Éphrem, pour inaugurer leur nouvelle vie à Sherbrooke.

Il s'agit ainsi de la première famille de réfugiés syriens à arriver en région depuis que les yeux de la planète sont tournés vers eux. « On est très contents. On remercie le gouvernement canadien pour le bel accueil, notamment celui reçu à l'aéroport », affirme la mère de famille Rouaida Issa, par l'entremise d'une interprète.

C'est avant tout pour assurer un meilleur avenir à ses enfants que le couple a décidé de quitter la Syrie. Cynthia, 14 ans, et Yacoub, 17 ans, se mettront maintenant comme leurs parents à l'apprentissage du français avant de pouvoir poursuivre leurs études. Ils avaient d'ailleurs dû cesser d'aller à l'école pendant un an et demi lorsqu'ils habitaient au Liban, faute de moyen de transport dans les montagnes pour leur permettre d'aller en classe.

«Tout est beau ici. Le peuple est beau, la nature est belle.»


La vie aura un autre visage ici : dans son logement de l'est de Sherbrooke, entièrement meublé par la communauté de l'Église syriaque, la famille Danho se retrouvera près de tous les services essentiels.

« Tout est beau ici. Le peuple est beau, la nature est belle », lance Gabriel Danho, père de la famille, lorsque interrogé sur ses premières impressions sur le Québec.

C'est Yaacoub Danho, neveu de Gabriel Danho, qui parraine la famille pour sa première année au Canada. « Je suis très heureux qu'ils soient ici. On a décidé, moi, ma femme et mes enfants, de soutenir financièrement la famille pour les aider à s'intégrer dans la société », explique celui qui habite au Québec depuis 10 ans et qui croit que les autres Danho s'y sentiront très bien.

« Mes enfants sont très excités, ils ont hâte de les rencontrer! Et eux seront contents de voir ma petite fille née il y a seulement un mois », ajoute-t-il en souriant.

Une autre famille syrienne est arrivée à Sherbrooke hier; elle n'était toutefois pas présente à la messe puisqu'elle venait à peine de mettre les pieds en région et devait s'installer et se reposer.

La clé : l'emploi

Calile Haddad, membre du conseil d'administration de l'église Saint-Éphrem, affirme que l'emploi est la clé de l'intégration des réfugiés syriens à la société. Propriétaire du restaurant Scores de Sherbrooke, lui-même compte parmi son équipe de travail 16 réfugiés syriens.

« Si j'avais une usine, je les engagerais tous. Certains étaient professeurs d'histoire en Syrie, et là, ils font la vaisselle. Ils sont prêts à faire n'importe quoi. Moi, je suis né ici, à Sherbrooke, et parfois, on ne se rend pas compte de la chance qu'on a d'être nés dans ce coin du monde. On se plaint quand on part en voyage pendant deux jours et qu'il pleut! » lance-t-il.

Depuis 2011, l'Église syriaque orthodoxe travaille à faire venir des familles à Sherbrooke. « Depuis qu'on a vu l'image du petit Syrien sur la plage, le monde entier a les yeux ouverts là-dessus. Mais nous, ça fait des années qu'on est là-dedans! On est juste une petite église de Sherbrooke, mais on a été les premiers au Canada », avance M. Haddad.

Le sous-sol de l'église de la 13e Avenue est d'ailleurs rempli de meubles et de vêtements pour les réfugiés. « Le monde a été plus que généreux jusqu'à maintenant », remarque-t-il.

Pour ceux qui souhaiteraient encore donner un coup de pouce : il manque des électroménagers pour pourvoir les familles qui arriveront dans les prochaines semaines. On peut aller porter ceux-ci à l'église les dimanches après la messe, vers 13 h.

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