Du dynamitage privé, assure la propriétaire de Westbury

L'agriculteur Kenneth Coates se défend bien d'exploiter une carrière sur sa... (Archives La Presse)

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(Sherbrooke) L'agriculteur Kenneth Coates se défend bien d'exploiter une carrière sur sa propriété du chemin Coates à Westbury. Oui il y a eu du dynamitage sur ce terrain au cours des dernières semaines, mais cela visait uniquement à niveler ses champs et n'avait aucun but commercial.

C'est ce qu'il a déclaré à La Tribune, vendredi, après que le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques eut révélé être allé sur place à la suite de plaintes et étudié les recours à prendre contre cette présumée carrière commerciale illégale.

M. Coates, qui est également maire de Westbury, assure qu'il n'a besoin d'aucune autorisation particulière pour procéder à de telles activités de dynamitage chez lui quand le roc ainsi concassé est réutilisé sur sa propriété. Or il entend utiliser le matériel pour les fondations d'une étable qu'il projette de construire et dont les plans ont déjà été déposés au MDDELCC, révèle-t-il.

Si le roc était vendu, on pourrait alors parler de carrière, laisse-t-il entendre.

Kenneth Coates explique que ce n'est pas la première fois qu'il recourt à du dynamitage « pour améliorer ses champs ». « On a fait de plus petites buttes avant, mais cette fois-ci c'était le plus gros (chantier). On devrait terminer vers la moitié ou la fin de la semaine prochaine. »

Quant au fait qu'on a retrouvé des roches dans les champs sur une distance de 150 mètres et que l'opération aurait entraîné une panne d'électricité, le 3 décembre, il envoie le blâme dans la cour de l'entrepreneur qui a effectué les travaux. « Moi je suis producteur de lait, dit-il, je ne suis pas dynamiteur. »

Au MDDELCC, le porte-parole Daniel Messier n'était pas en mesure de préciser, vendredi, si les prétentions de M. Coates à savoir qu'il n'a pas besoin d'un certificat d'autorisation dans un tel contexte sont valables.

Le Ministère est retourné sur place vendredi, révèle M. Messier, et il y a eu plusieurs plaignants.

« On traite le dossier comme si c'était une carrière commerciale illégale, répète M. Messier. Il pourrait y avoir des suites dès la semaine prochaine. »

Du côté de la MRC du Haut-Saint-François, on s'est dissocié complètement de l'incident.

« C'est peut-être un élu qui siège à la table des maires, a dit la préfète Nicole Robert, mais c'est aussi un citoyen et un agriculteur. M. Coates m'a dit qu'il faisait du nivelage agricole et la MRC n'a rien à voir là-dedans. Ça relève du local (de la Municipalité). »

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