Manifestation «historique» pour le front commun estrien

Quelque 2000 travailleurs de la fonction publique se... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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Quelque 2000 travailleurs de la fonction publique se sont réunis mercredi midi sur le viaduc enjambant l'autoroute 610 pour affirmer leur intention de ne pas plier sur la question des hausses salariales et des régimes de retraite.

Spectre Média, Julien Chamberland

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) Quelque 2000 travailleurs de la fonction publique se sont réunis mercredi midi sur le viaduc enjambant l'autoroute 610 à l'occasion d'une manifestation qualifiée « d'historique » par le président du Conseil central des syndicats nationaux de l'Estrie, Denis Beaudin.

« C'est la première fois qu'on assiste à une vraie grande manifestation du front commun estrien! Ce n'est pas facile d'organiser ça, mais nous avons au-dessus de 2000 personnes ici et ça passe le message qu'on n'a pas l'intention d'abandonner », soutient M. Beaudin.

Deux cortèges de travailleurs de plusieurs milieux affiliés à différents syndicats - l'un en provenance du CHUS, l'autre des Galeries Quatre-Saisons - se sont retrouvés sur la 12e Avenue Nord au alentour de 12 h 15, sous une forte présence policière.

En novembre, le front commun intersyndical du secteur public avait accepté de reporter les trois jours de grève prévus les 1er, 2 et 3 décembre dans l'espoir que les négociations avancent.

« Depuis, il y a eu de l'avancement dans les tables sectorielles. La preuve, c'est qu'il y a eu des ententes. Mais Martin Coiteux s'entête à la table centrale et là il y a des blocages importants, entre autres sur les augmentations salariales et sur le régime de retraite. M. Coiteux dit un paquet de chiffres, mais la vérité, c'est qu'il offre toujours 3 % d'augmentation sur 5 ans. Et encore, il mélange plein de choses : la relativité salariale qui n'a rien à voir avec les négos et les échelles salariales. Il dit qu'il y a des employés qui vont avoir des augmentations puisqu'ils vont changer d'échelle. Je m'excuse mais les échelles salariales ont rapport avec l'ancienneté, pas avec les négos. Il lance donc tout plein de messages, mais je considère qu'il ment; la vraie offre demeure la même, soit 3 % sur 5 ans », explique-t-il.

« Les membres du front commun ont posé un geste majeur en soumettant une contre-proposition le 18 novembre afin de stopper l'appauvrissement des travailleurs du secteur public (...). Nous avons démontré toute notre bonne foi et notre volonté d'en arriver à une entente négociée. Le gouvernement doit se mettre à table à son tour, c'est l'heure de régler », poursuit M. Beaudin.

Depuis quelques jours, le président du Conseil du trésor affirme avoir une mince marge de manoeuvre concernant les hausses salariales à condition que les syndicats bougent sur les régimes de retraite.

« S'il a une marge de manoeuvre, on a hâte de l'entendre! Moi les échos que j'ai c'est que l'offre est restée la même. J'ai écouté ce qu'il disait aujourd'hui [Martin Coiteux] et il disait : ''oui on est prêt à s'entendre tant qu'on respecte le cadre budgétaire''. Son cadre budgétaire, c'est de ne pas donner d'augmentations ou si peu. Son cadre budgétaire consiste à appauvrir les travailleurs et il n'a pas de bon sens », affirme M. Beaudin.

En cours de manifestation, le président régional du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, Frédérick Dagenais, s'est également adressé aux travailleurs.

« On est ici pour dire à Couillard qu'on ne veut pas que le gouvernement nous appauvrisse, qu'il démantèle les services publics et qu'il mette à mal nos régimes de retraite! »

« L'heure n'est plus à la confrontation, mais au règlement », résume M. Dagenais.

La manifestation a duré environ 30 minutes, après quoi les employés sont retournés sur leur lieu de travail en autobus.

Des Sherbrookois à Québec

Plus tôt mercredi, environ 1200 enseignants et employés du milieu de l'éducation se sont rassemblés au Centre de foires de Sherbrooke pour ensuite se rendre à Québec afin de manifester devant les bureaux du ministère de l'Éducation. Une vingtaine d'autobus ont quitté Sherbrooke vers 8 h.

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