Boycott du party de Noël de la Ville

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Pompiers et policiers ont choisi de boycotter le party de Noël de la Ville de Sherbrooke pour une deuxième année consécutive dans le contexte des relations de travail tendues entre la Ville et ses employés.

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(SHERBROOKE) Pompiers et policiers ont choisi de boycotter le party de Noël de la Ville de Sherbrooke pour une deuxième année consécutive dans le contexte des relations de travail tendues entre la Ville et ses employés. Contrairement à l'année dernière, l'événement n'a pas été annulé et a tout de même rassemblé plus de 400 employés au Centre de foires la semaine dernière.

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Simon Gilbert, président du syndicat des pompiers de Sherbrooke,

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Le président du syndicat des pompiers de Sherbrooke, Simon Gilbert, explique que ses collègues et lui n'avaient pas le coeur à la fête dans le contexte. « Nous avions suggéré à nos membres de prendre la même tangente que l'année dernière. Nous ne sommes même pas au même point que l'an passé : la situation est pire. Il y a encore plus de confrontation parce que nous sommes devant la justice pour savoir quand nous pourrons négocier. »

Rappelons que les pompiers partagent le même régime de retraite que les autres employés de la Ville, sauf les policiers. Alors que la Ville estime qu'il faut baser les négociations sur le déficit enregistré en 2013, les syndicats croient qu'il est possible de tenir compte des résultats de 2014. Le dossier se trouve actuellement devant les instances judiciaires.

« Nous ne sommes pas déçus que les autres associations aient participé au party. Chacun prend ses décisions. Mais l'an dernier, nous avions suggéré de prendre l'argent du party, environ 20 000 $, et de l'injecter dans les régimes de retraite. On nous avait dit que ce n'était qu'une goutte d'eau dans l'océan. Je pensais que c'était avec les gouttes d'eau qu'on faisait les océans », ajoute M. Gilbert.

Le représentant des pompiers ne voit pas ce geste symbolique comme un moyen de pression. « Quand on fait un party, on se doit d'être festif. Je ne suis pas sûr que la meilleure chose à faire soit de prendre une bière avec un employeur qui nous mène vers un conflit en 2016. Aussitôt que le juge aura tranché, nous serons prêts à négocier. »

Les pompiers poursuivent néanmoins leurs moyens de pression en portant les pantalons de camouflage et en posant des autocollants sur leurs camions. « On veut être traités avec nos particularités, comme les policiers. »

Chez les policiers, le président du syndicat Éric Beaudoin rapporte que ses membres ne souhaitaient pas participer aux festivités. « L'an dernier, la Ville demandait un projet de loi pour les régimes de retraite. Cette année, le pacte fiscal mènera probablement à une loi matraque pour permettre de régir l'arbitrage de façon plus sévère alors que l'arbitrage, c'est tout ce qu'il nous reste. »

M. Beaudoin précise que ce n'est pas le climat au poste de police qui a motivé le geste de ses membres, mais davantage le contexte de négociation. « Pour nous l'enjeu est important. Nous avons fait des sacrifices dans le passé et nous ne nous sentons pas respectés dans les décisions de la Ville. »

Le président du comité exécutif, Serge Paquin, s'est dit déçu de la décision de ces employés. « Les pompiers et les policiers nous ont informés qu'ils ne participeraient pas, mais nous avons été nombreux et l'ambiance était bonne. Les gens se punissent eux-mêmes en ne participant pas. Il nous fait plaisir d'accueillir nos employés une fois par année. Ça nous donne l'occasion de discuter. J'imagine qu'on veut nous passer un message parce qu'il y a du mécontentement à certains égards. Heureusement, ce choix n'a pas été celui de la majorité. »

Stéphane Simoneau devient directeur du SPCIS

Stéphane Simoneau devient le nouveau directeur du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPCIS). Le conseil municipal a approuvé sa nomination lundi, plus d'un an et demi après qu'il eut été nommé à ce poste de façon intérimaire.

M. Simoneau, qui compte 25 années de service au SPCIS, devient aussi coordonnateur des mesures d'urgence municipales. Il occupait ces postes à titre intérimaire depuis mai 2014, moment auquel l'ancien directeur, Gaétan Drouin, a quitté ses fonctions pour devenir directeur général adjoint à l'optimisation et à la sécurité publique.

Stéphane Simoneau a réagi par la voie d'un communiqué. « Je vois mon nouveau rôle comme celui d'un leader qui cherche à allier ses troupes afin de faire face à tous les défis qui nous attendent au cours des prochaines années. »

Le maire Bernard Sévigny a fait de même. « M. Simoneau a toutes les qualités requises pour diriger ces hommes et ces femmes qui travaillent quotidiennement pour la sécurité des citoyens de Sherbrooke et pour poursuivre la mise en oeuvre du schéma de couverture de risques en sécurité incendie. »

Le directeur du service de sécurité incendie de Magog quitte ses fonctions

Le service de sécurité incendie de la Ville de Magog sera dirigé par un nouveau directeur à brève échéance. Son actuel grand patron, Luc Paré, sera prochainement muté à un poste de capitaine.

Officiellement, M. Paré a remis sa démission pour des « raisons personnelles ». Mais, selon les informations qui circulent, l'insatisfaction manifestée à son égard par certains employés du service expliquerait en partie sa décision.

Il y avait jusqu'à récemment quatre capitaines qui oeuvraient au service de lutte contre les incendies de Magog. Un des postes de capitaine a toutefois été libéré récemment, plus précisément au moment du départ de Daniel Oligny, qui tenait les rênes du volet prévention.

La Ville de Magog fera bientôt le nécessaire pour dénicher un remplaçant à Luc Paré. En attendant la nomination de son successeur, M. Paré continuera temporairement à assumer le poste de directeur.

Rappelons que le service de lutte contre les incendies a annoncé, au cours des derniers mois, la fermeture de la caserne du secteur Southière. On avait également l'intention de fermer la caserne du lac Lovering, mais cette décision a été renversée après une mobilisation des citoyens habitant à proximité de celle-ci.

Durant les prochaines années, les pompiers de Magog quitteront par ailleurs l'immeuble abritant l'hôtel de ville, au centre-ville, et s'installeront au 520 de la rue Saint-Luc, où une nouvelle caserne sera construite. Avec Jean-François Gagnon

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