Des racines profondes

Marguerite Morin et Gilles Viens ont entrepris de... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Marguerite Morin et Gilles Viens ont entrepris de transférer leur ferme laitière à trois de leurs enfants, Christian, Marilyn et Pascal.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(Hatley) Dossier / La relève fait souvent cruellement défaut dans les fermes du Québec. D'autant plus étonnant alors de voir trois enfants d'une même famille lever la main pour prendre les rênes de l'exploitation familiale.

Marilyn, Pascal et Christian Viens détiennent 50 pour cent de la Ferme Vimo, une exploitation comptant 170 vaches en production située à Hatley. Les autres actionnaires de l'entreprise sont leurs parents, Gilles Viens et Marguerite Morin.

Tous deux âgés dans la trentaine, Marilyn et Pascal ont acquis des parts de l'entreprise familiale en 2010. Christian est pour sa part devenu coactionnaire en 2014. Il est le cadet de la famille, qui compte sept enfants.

La Ferme Vimo a des racines profondément ancrées dans le sol. Son fondateur, Josephat Viens, était le grand-père de Gilles. L'entreprise a aussi appartenu aux parents de ce dernier, Réal Viens et Marie-Claire Veilleux.

Gilles et Marguerite sont évidemment heureux d'avoir de la relève. « On souhaitait que nos jeunes reprennent la ferme et on les encourageait à le faire, reconnaît le premier des deux. Par contre, on les a laissés aller travailler ailleurs. On voulait qu'ils découvrent autre chose et voient des modèles différents. »

« Je crois qu'on a su transmettre notre passion à nos enfants, ajoute Marguerite. On leur donne beaucoup de marge de manoeuvre et on s'aperçoit, au fil du temps, qu'ils sont capables de prendre des décisions réfléchies. »

La situation fait également le bonheur des trois enfants impliqués au sein de l'entreprise familiale. « Je trouve qu'on est chanceux d'être les trois ensemble, confie Marilyn. C'est plus facile quand on veut des congés ou qu'on cherche de nouvelles idées. C'est un scénario idéal dans notre cas, à mon avis. »

Notons qu'une personne additionnelle fait partie de l'équipe. Il s'agit du conjoint de Marilyn, Rémi Charest, qui oeuvre à titre d'employé salarié pour la Ferme Vimo.

« Je ne pourrais pas avoir de meilleurs partenaires d'affaires que mon frère et ma soeur », lance quant à lui Christian, visiblement comblé par l'aventure qu'il a entreprise en 2014.

La maturité

Afin que le transfert de la ferme à la nouvelle génération soit une opération couronnée de succès, Gilles et Marguerite ont attendu que leurs enfants soient plus âgé avant de leur vendre des parts.

« On préférait qu'ils soient plus matures avant de commencer le transfert de l'entreprise, explique Marguerite. C'est le secret, je crois. Et, pour nous, c'était plus sécurisant de procéder comme ça. »

Si tout va comme sur des roulettes, le groupe d'actionnaires ne sait pas précisément ce que l'avenir lui réserve. Mais on ne les sent pas nerveux du tout lorsqu'ils parlent de l'avenir.

« Ça peut juste bien fonctionner pour nous dans le futur, soutient Pascal. Ma soeur, mon frère et moi, on aime avoir du fun et on se respecte entre nous. On n'a pas de difficulté à bien s'entendre. »

Marilyn précise que ses deux frères et elle-même ne sont pas toujours d'accord lorsqu'ils discutent de la gestion de l'exploitation familiale. « On accepte le point de vue de chacun et ça nous aide à conserver l'harmonie », indique-t-elle.

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