Suivre le droit chemin

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Même si le droit est omniprésent dans leurs vies professionnelles, les rassemblements familiaux chez les Monette ne se déroulent pas en parlant de jurisprudence ou du dernier arrêt de la Cour suprême. Tous trois avocats, André Monette, Hélène Houle et leur fille Caroline peuvent en témoigner.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Ils sont nombreux à suivre les traces de leurs parents lorsque vient le temps de faire le choix d'une carrière. Nous vous racontons aujourd'hui quatre histoires de familles qui partagent la même passion, d'une génération à l'autre.

Dossier / Les traditions familiales sont riches et nombreuses dans le district judiciaire de Saint-François.

On est avocat, procureur de la couronne ou même juge de père en fils, de père en fille et de mère en fille au palais de justice de Sherbrooke.

Pour André Monette et Hélène Houle, ce sont les deux filles qui ont suivi leurs traces comme avocates.

Si Marie-Ève Monette pratique le droit commercial pour une entreprise de Montréal, Caroline Monette

a joint l'étude légale de son père à Magog au cours des dernières années.

Cette dernière assure que la ligne vers le droit n'était pas tracée à l'avance. Sa mère confirme que jamais ses filles n'ont été poussées vers une profession plus qu'une autre, mais qu'elles ont été soutenues et encouragées à poursuivre leur parcours scolaire jusqu'à l'université.

« Les filles venaient faire leurs devoirs après l'école à la bibliothèque du bureau à l'aide juridique. Elles ont baigné là-dedans toute leur vie. Nous aurions cependant été fiers de nos filles peu importe la profession qu'elles auraient exercée », explique Hélène Houle.

« Jamais je n'ai senti la pression de devenir avocate. J'avais commencé des études en administration, mais je ne voulais pas faire du marketing ou de la comptabilité. Je me suis ensuite dirigée vers le droit pour travailler en entreprise. Jamais je n'aurais pensé plaider au palais de justice comme je le fais », mentionne

Caroline Monette pratique principalement en droit criminel et pénal, mais aussi en droit civil.

Maintenant à la retraite après avoir pratiqué à la section jeunesse de l'aide juridique, Hélène Houle a croisé sa fille au palais de justice de Sherbrooke lorsque cette dernière commençait à plaider en 2010.

« J'ai commencé dans un autre bureau que celui de mon père parce que je voulais me démarquer de mes parents et faire mes preuves par moi-même. Après trois ans, je me suis jointe à lui. Tout se passe très bien. Nous sommes indépendants l'un de l'autre dans nos dossiers. Cependant, lorsque nous avons des interrogations dans nos dossiers, on se demande conseil de part et d'autre », mentionne Caroline Monette.

« Je suis très fier de travailler avec elle. Je la coache dans ses incertitudes et je lui apporte mon expérience dans ses dossiers lorsqu'elle me le demande. Les échanges se réalisent des deux côtés parce qu'elle m'apporte aussi ses réflexions juridiques. Sa façon d'aborder les problèmes dans certains dossiers est différente et les fait cheminer », ajoute André Monette.

Être la fille de deux avocats qui pratiquent au palais de justice de Sherbrooke ne passe pas inaperçu.

« Au début, ça vient avec une certaine pression de bien faire les choses. Il faut faire le travail. Tu ne passes pas incognito, alors tu sais que les gens vont porter une attention particulière. Ça s'est cependant vite estompé », signale Caroline Monette.

Même si le droit est omniprésent dans leurs vies professionnelles, les rassemblements familiaux chez les Monette ne se déroulent pas en parlant de jurisprudence ou du dernier arrêt de la Cour suprême.

« En famille, nous parlons de bien d'autres choses », assure Hélène Houle.

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