Une maison de soins palliatifs pour tous?

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Bien connu dans le milieu sportif, Patrick Mahony aimerait fonder une maison de soins palliatifs ouvert à des patients atteins de différentes maladies.

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(SHERBROOKE) Une maison de soins palliatifs ouverte à des patients atteints de différentes maladies pourrait être mise sur pied par Patrick Mahony, bien connu dans le monde sportif. Même si le projet n'en est qu'à « un stade embryonnaire », il dit réfléchir à l'initiative. « C'est quelque chose que je veux développer », souligne-t-il.

Patrick Mahony a eu cette idée alors que la Maison Aube-Lumière a annoncé, le mois dernier, qu'elle donnerait accès à l'aide médicale à mourir si les patients en faisaient la demande. L'établissement accueille des personnes atteintes de cancer en phase terminale. La maison devait permettre l'accès à l'aide médicale à mourir à compter de février. Un jugement de la Cour supérieure est toutefois venu suspendre, cette semaine, les dispositions de la loi permettant l'utilisation de l'aide médicale à mourir.

Patrick Mahony est en faveur de l'aide médicale à mourir : il avait témoigné lors des audiences de la commission Mourir dans la dignité. Son père a souffert de la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Il est décédé en 2008 quelques mois après avoir eu le terrible diagnostic.

Patrick Mahony ne cache pas qu'il y a d'ailleurs « un aspect émotif » entre le projet qu'il caresse et son histoire personnelle.

« Quand ton père te demande : ''si jamais je veux partir, pourrais-tu m'aider? '' C'est une demande que tu reçois dans les dents », raconte celui dont le père est parti très rapidement, non sans avoir beaucoup souffert. L'établissement qu'il souhaite mettre sur pied donnerait lui aussi accès à l'aide médicale à mourir s'il est possible de le faire juridiquement.

Une terrible maladie

La SLA s'attaque aux neurones et à la moelle épinière. Elle entraîne progressivement la paralysie : les personnes atteintes perdent l'usage de leurs membres, de la parole, tout en restant lucides. L'espérance de vie est de moins de cinq ans après le diagnostic.

Plus tôt cette semaine, La Tribune publiait une lettre ouverte de la Sherbrookoise Suzanne Nadeau-Whissell, atteinte de la SLA, qui plaide pour que la Maison Aube-Lumière puisse ouvrir ses portes à des personnes atteintes d'autres maladies que le cancer. Elle avait également déjà plaidé pour que l'établissement donne accès à l'aide médicale à mourir.

« Quand le fardeau de mes soins deviendra trop lourd pour ma famille, j'aurais aimé séjourner dans une maison de soins palliatifs de chez nous », pouvait-on lire dans la lettre adressée au ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette.

« C'est pour ça que le projet m'est venu en tête : pour des patients atteints d'autres maladies, parce que je ne veux pas qu'il y ait des gens laissés pour compte », observe Patrick Mahony.

Celui qui est entre autres à la barre de Courir en Estrie ne veut pas divulguer, pour le moment, le lieu du futur centre.

Avant qu'un tel projet n'aboutisse, les étapes seront nombreuses. « Je sais que d'un point de vue administratif, ça va être une tâche titanesque. C'est certain que s'il y a des gens qui veulent participer à ce projet-là, je les invite à entrer en communication avec moi. »

Selon les données du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, son territoire compte 59 lits en soins palliatifs, dont ceux des maisons Aube-Lumière (Sherbrooke), la Cinquième Saison (Lac-Mégantic) et au Diapason (Bromont). Ces données n'incluent pas les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).

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