Des souhaits pour l'éducation publique

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Une centaine de personnes se sont donné rendez-vous, mardi matin, devant l'école secondaire Montcalm, pour former une chaîne humaine.

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(SHERBROOKE) Une centaine de personnes se sont donné rendez-vous, mardi matin, devant l'école secondaire Montcalm, pour former une chaîne humaine. Les participants ont formulé des souhaits pour l'éducation publique qui sont adressés au député libéral de Sherbrooke, Luc Fortin. Les messages ont été déposés dans un immense cadeau qui doit lui être livré.

La chaîne du mouvement « Je protège mon école publique » s'est formée dans une ambiance festive, en présence du slammeur David Goudreault, qu'on a pu croiser lors d'autres mobilisations pour l'école publique.

« Des sous pour l'école, pas pour les monopoles! On défend l'école publique, à nos oreilles c'est de la musique. L'éducation c'est notre affaire. On ne se laissera pas faire! » a-t-il scandé

avant de livrer un de ses slams.

On apprenait la semaine dernière que le gouvernement réinvestirait 20 millions de dollars à ses dépenses en éducation cette année et ajouterait 80 M $ en 2016-17. Mais pour plusieurs, la somme s'avère nettement insuffisante compte tenu des compressions qui se sont accumulées au fil des ans.

« C'est clair que c'est une annonce pour calmer le mouvement des parents. C'est une sorte de cadeau de Noël qui consiste en à peu près un vingt-cinquième de ce que l'école publique a perdu depuis cinq ans. Une somme de 80 M $ sur un milliard, c'est très peu... C'est sûr qu'on est content qu'il investisse quelque chose, mais c'est très peu », commente Philippe Langlois, père de famille et un des organisateurs des chaînes humaines.

Un maillon de la chaîne

« Il commence à y avoir du mouvement, on est content de ça, mais c'est comme un plaster sur un gros bobo! Ça prouve qu'il faut rester motivé et faire des demandes, car avec un milliard de coupes, donner 80 M $, c'est comme un trente sous sur des centaines de dollars », estime Fabien Burnotte, un des parents impliqués et professeur au Cégep de Sherbrooke.

Chantal Montpetit, une des mamans qui s'investit dans le maillon de la chaîne, ne croit pas que le mouvement s'essouffle. « Au contraire, la mobilisation est de plus en plus importante. Les parents et la population en général sont mobilisés. »

Il n'y a pas que l'état des écoles publiques qui inquiète : les coupes dans les CPE également. Rappelons que Québec veut récupérer 120 M $ dans le réseau en 2016-2017.

« Je me demande si le mouvement de parents ne va pas se transformer en un mouvement de protection y compris des CPE publics (...) » observe Philippe Langlois. « Les gens font des liens. L'excès de rémunération des médecins, les subventions à des grandes compagnies privées, c'est difficile à comprendre dans le contexte où ça fait si mal les coupes dans l'école publique et les CPE. »

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