En dépit des stages suspendus, le CSI poursuit son action au Mali

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Le Carrefour de solidarité internationale de Sherbrooke a suspendu ses stages au Mali avant même que ne surviennent les attentats de la semaine dernière à Bamako.

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(SHERBROOKE) Le Carrefour de solidarité internationale de Sherbrooke (CSI) qui entretient des relations avec le Mali depuis plus d'un quart de siècle a suspendu ses stages dans ce pays d'Afrique de l'Ouest avant même que ne surviennent les attentats de la semaine dernière à Bamako.
Les relations développées avec l'ONG Kilabo permettent au CSI de poursuivre son soutien envers les populations des fédérations paysannes de la brousse malienne.

« Nous allons continuer notre programmation avec Kilabo. Il y a plusieurs enjeux de pauvreté structurelle sur lesquels nous travaillons. Le travail effectué au fil des ans avec la société civile au Mali nous permet de poursuivre. Nous collaborons avec une organisation solide qui nous permet de mener à terme les projets de développement. Le transfert d'expertise et le renforcement des compétences des fédérations paysannes permettent de poursuivre la programmation malgré l'absence de volontaires », soutient le directeur par intérim et agent de développement pour l'Afrique au CSI, Étienne Doyon.

La somme de 3,9 millions $ sur cinq ans a été accordée au CSI l'été dernier par le gouvernement fédéral pour permettre d'améliorer la prestation de services de santé fournis aux mères et aux nouveau-nés et renforcer les capacités du personnel dans les zones ciblées par le projet au Mali et au Pérou.

Au Mali, où les taux de mortalité des mères et des enfants en bas âge sont très élevés. le projet prévoit que l'ONG Kilabo puisse travailler avec les centres de santé communautaire dans les villages en renforçant les capacités des populations. Les centres doivent aussi être mieux équipés. Kilabo va chapeauter un programme d'agriculture visant à améliorer la nutrition pour réduire la mortalité infantile et maternelle.

Ce programme va se poursuivre pour le moment en l'absence de volontaires canadiens sur le terrain.

Le CSI avait écourté la mission de ses volontaires en mars 2012 en raison du conflit armé dans le nord du pays puis l'intervention militaire de la France. Des stagiaires en techniques de travail social du Cégep de Sherbrooke étaient retournés au Mali en janvier 2015. Lors de cette dernière mission, un attentat avait eu lieu dans un bar de la capitale en mars.

« Nos volontaires étaient en milieu rural à ce moment. Il n'y avait pas eu d'ordre de rapatriement, mais nous avons suivi les directives de l'ambassade à la lettre. Lorsqu'il survient des attentats comme ceux survenus à Bamako la semaine dernière, nos pensées accompagnent nos amis au Mali qui sont les premiers à vivre avec ce sentiment d'insécurité. Nos stages au Mali sont mis en veilleuse pour le moment », signale Étienne Doyon.

Les stages du CSI se poursuivent par ailleurs au Pérou et en Haïti où des partenariats sont aussi établis avec des partenaires terrains.

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