Le jury plonge dans le vif du sujet au procès de Jean-Pierre Rivard

Dans son procès criminel, qui s'ouvrait lundi à... (Spectre Média, Frédéric Côté)

Agrandir

Dans son procès criminel, qui s'ouvrait lundi à Sherbrooke, l'agent au Service de police de Sherbrooke Jean-Pierre Rivard a été plongé dès le premier jour dans les déclarations pour lesquels il est accusé de s'être contredit.

Spectre Média, Frédéric Côté

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) À peine constitué, le jury au procès du policier du Service de police de Sherbrooke Jean-Pierre Rivard, qui s'ouvrait lundi à Sherbrooke, a été plongé dans les déclarations pour lesquels l'agent est accusé de s'être contredit.

La trame factuelle de cette affaire tient son origine de l'arrestation du criminaliste sherbrookois Me Michel Dussault pour conduite avec les capacités affaiblies en mars 2008, alors que son taux d'alcoolémie était de 0,027 mg par 100 ml de sang, soit sous la limite légale.

Aucune accusation n'a été portée contre l'avocat.

Les six hommes et six femmes, qui constituent le jury au procès présidé par le juge Gaétan Dumas de la Cour supérieure, ont assisté au témoignage de Me Dussault en ouverture de procès lundi.

C'est à la suite de la poursuite civile intentée par Me Dussault en 2009, l'obtention de vidéo de son arrestation en 2010, puis du témoignage de l'agent Rivard lors de la plainte devant le Comité de déontologie policière du Québec en février 2012, que le criminaliste a porté plainte concernant les déclarations de Jean-Pierre Rivard.

Les membres du jury ont pu visionner la vidéo captée par les caméras de surveillance du Service de police de Sherbrooke lors de l'arrestation de Michel Dussault le 5 mars 2008.

On y voit Jean-Pierre Rivard tenter de prendre une photo du criminaliste dos au mur au poste de police.

« L'agent Rivard m'a dit que c'était la procédure de prendre une photo », a mentionné

Me Dussault lors de son témoignage qui a signalé s'être senti choqué et mal à l'aise lors de cette situation.

Me Michel Dussault témoigne que Jean-Pierre Rivard a nié cet épisode de la prise de photo lors de son interrogatoire lors de la poursuite civile, mais qu'il a dit le contraire en déontologie policière.

« Après avoir vu le vidéo au poste de police et entendu son témoignage sous serment en déontologie policière, j'ai vu qu'il avait changé son témoignage fait lors de la procédure civile. J'ai alors porté plainte », a ajouté Me Dussault lors de son témoignage.

Le jury a commencé l'audition des témoignages faits le 5 octobre 2009 lors de la poursuite civile et ceux réalisés lors de l'audition en déontologie policière le 15 février 2012 qui ont été déposés en preuve.

C'est Me Maxime Bernatchez qui défend le policier Jean-Pierre Rivard dans cette affaire, alors que Me Audrey Messier-Turgeon représente le ministère public.

Dans sa déclaration d'ouverture, la procureure aux poursuites criminelles a incité le jury à porter attention au ton et aux silences lors des témoignages ainsi que lors de l'audition des bandes audio.

Le procès est prévu pour deux semaines au palais de justice de Sherbrooke.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer