En sous-marin à 100 m sous l'eau

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Douze étudiants de l'UdeS ont créé un sous-marin monoplace pouvant descendre jusqu'à 100 mètres sous l'eau.

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(SHERBROOKE) Un sous-marin monoplace pouvant descendre jusqu'à 100 mètres sous l'eau : c'est l'engin qu'ont fabriqué 12 étudiants de la faculté de génie de l'Université de Sherbrooke dans le cadre de leur projet Phorcys de fin de baccalauréat. Le véhicule pourrait permettre à des plongeurs d'accéder à des profondeurs auxquelles peu d'entre eux ont la chance d'accéder.

Fabriqué avec un budget de 115 000 $ (sans compter tout le temps investi dans le projet depuis deux ans), le sous-marin a pu être testé récemment à l'Institut maritime de Rimouski. Pour des questions de sécurité et d'assurances, le groupe devait avoir accès à un pont roulant afin de mener les tests.

« À plein régime, on peut faire des missions de six heures. Mais si jamais le pilote restait pris dans le fond, il peut survivre en économie d'énergie, sans les moteurs et d'autres accessoires, 72 heures dans l'habitacle, le temps qu'il y ait une mission de sauvetage, comme les normes l'exigent », raconte Jérémy Marchetta-Fortin, responsable du sous-système support à la vie.

« On n'est pas soumis aux normes de l'industrie des sous-marins vu qu'on ne le vend pas, mais on s'est fixé comme objectif de respecter le plus possible les normes de l'industrie », explique-t-il.

« Le but principal, c'est de faire de l'exploration pour faciliter l'atteinte de ces profondeurs », indique Vianney Gill-Martel, responsable du sous-système navigation.

« On parle de 100 mètres, ça c'est 330 pieds. Ça se fait descendre là en plongée; il doit y avoir environ 10 personnes au Québec qui sont capables d'aller à cette profondeur », explique Jérémy, qui est lui-même un adepte de plongée. Le pilote du sous-marin n'a pas à passer par les étapes de décompression qu'un plongeur aurait à respecter s'il allait dans ces profondeurs.

« On n'a pas de décompression. Si on est à 300 pieds et qu'on reste là cinq heures, et qu'il y a un problème, si on remonte à la surface on a un accès direct à la surface en tout temps, contrairement à un plongeur », vulgarise Jérémy.

Nombreux défis

Le projet comptait plusieurs défis, comme l'information nécessaire sur de tels véhicules marins.

« Il y a plus de personnes qui sont allées sur la Lune que dans le point le plus profond dans l'océan, sur notre planète. Encore aujourd'hui, les profondeurs sous-marines, ça représente un très grand défi pour l'ingénierie. C'est un milieu extrêmement hostile, la pression ambiante est très importante et c'est un gros problème lorsqu'on essaie d'amener quelqu'un en sécurité à ces niveaux-là », ajoute-t-il.

Les étudiants n'ont pas l'intention de le commercialiser, mais pourraient bien l'utiliser eux-mêmes dans nos lacs cet été.

Les visiteurs de l'exposition MégaGÉNIALE pourront voir le prototype du sous-marin cette semaine. L'exposition a lieu entre 8 h 30 et 20 h mercredi et de 8 h 30 à 14 h jeudi, au Centre culturel.

Les autres membres du groupe sont Frédéric Couture, Jason Demers, Jean-François Dufault, Maxime Dulac, Philippe Dussault, Marc-Antoine Gauthier, Vincent Tremblay Couture, Maxime Leboeuf, Dino Mehanovic et Charles-Antoine Senez.

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