Pause symbolique à l'UdeS

Les employés de l'UdeS et des étudiants ont... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Les employés de l'UdeS et des étudiants ont utilisé leur temps de pause, lundi, afin de dénoncer les compressions. Ils ont formé symboliquement un «non».

Spectre Média, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) La pause des employés de l'Université de Sherbrooke et des étudiants a servi à dénoncer les coupes du gouvernement Couillard dans le réseau universitaire québécois, lundi. Plus d'une trentaine d'organisations syndicales et étudiantes ont pris part à l'événement dans la province.

« Faut-il encore rappeler que les universités ont subi plus de 700 millions de dollars de compressions depuis 2012? Peut-on réellement penser qu'on peut sabrer de la sorte sans que la qualité de la formation universitaire ne soit affectée? » fait valoir André Poulin, président du Syndicat des chargées et chargés de cours de l'Université de Sherbrooke (SCCCUS-CSQ).

La présidente du Syndicat des employées et employés de soutien (SEESUS), Mélanie Cloutier, évalue qu'environ 80 postes ont été abolis au sein de l'instance syndicale, ce qui comprend les postes supprimés par attrition. Résultat : les gens sont surchargés, estime-t-elle.

« Ce ne sont pas nécessairement des gens qui se retrouvent sans emploi. Ça crée un mouvement de personnel... » Même si les gens partent à la retraite, la charge de travail, elle, demeure, plaide-t-elle.

La convention collective du SEESUS vient à échéance le 31 décembre prochain. « On a fait une négociation exploratoire, mais ça n'a pas fonctionné », commente Mme Cloutier. Les négociations devraient commencer en janvier.

« Diminution drastique »

« On voit une diminution drastique des contrats, indique pour sa part le président du Syndicat des auxiliaires de recherche et d'enseignement de l'Université de Sherbrooke (SAREUS), Youri Lambert-Milot. Les auxiliaires sont nécessairement des étudiants, ce sont des emplois précaires, à temps partiel, sauf exception. » Le SAREUS représente environ 1500 étudiants.

« On a comptabilisé une baisse de volume de 12 % en termes de nombre d'heures, par rapport à 2014 », indique-t-il. « Les impacts pour les membres, c'est qu'il y a moins de possibilités d'emplois. La réalité, c'est que beaucoup d'étudiants ne peuvent avoir de contrats », souligne-t-il en ajoutant que la baisse de travail augmente du même coup la charge de travail des professeurs et des chargés de cours.

« Assez, c'est assez! Que ce soit les professeurs, les professionnels, les chargés de cours, tout le monde a contribué. Ça fait deux ans qu'on fait des compromis. Avec la réingénierie, tout le monde y a goûté », a déploré la présidente du Syndicat des professeures et professeurs de l'UdeS (SPPUS), Dominique Lorrain.

Elle souligne que les professeurs ont consenti à un gel d'embauche pour une partie de 2014-2015 et pour 2015-2016. Dans « la liste d'épicerie » déposée par l'UdeS pour l'atteinte de cibles d'économie, l'UdeS proposait aux professeurs d'offrir cinq cours plutôt que quatre. Or, un sondage mené auprès des membres du SPPUS a démontré que les deux principales préoccupations étaient la lourdeur de la tâche et le soutien aux professeurs. Rappelons que l'UdeS a fixé une cible d'économie par instance syndicale. La direction de l'institution a demandé au SPPUS de consentir à une réduction de 6,5 % de sa masse salariale, soit l'équivalent de 3,2 M$.

Le SPPUS, dont la convention collective est échue depuis mars dernier, est en négociations avec la direction de l'UdeS. Une rencontre est prévue le 11 décembre.

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