La hausse de taxes dépassera l'IPC

Le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny.... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(SHERBROOKE) Avec un indice des prix à la consommation (IPC) peinant à franchir la barre de 1 %, le conseil municipal ne parviendra pas à limiter la hausse des taxes sous l'IPC. Le maire Bernard Sévigny l'a confirmé à sa sortie du lac à l'épaule où étaient réunis les élus, vendredi et samedi, pour équilibrer le budget 2016.

Il faut donc en conclure que les comptes de taxes seront majorés de plus de 1 %.

« Mathématiquement, il était impossible d'aller sous l'IPC. Par exemple, la masse salariale, qui représente 45 % du budget de fonctionnement, connaîtra une augmentation de 3 %. La Ville doit continuer de se développer, et il y a des déplacements fiscaux que nous ne contrôlons pas, comme l'effet du nouveau rôle d'évaluation. Nous demanderons un effort additionnel aux contribuables, mais nous expliquerons bien pourquoi lors du dépôt du budget », mentionne M. Sévigny, sans préciser la nature de la hausse de taxes.

Comme dans les années précédentes, les tarifs ne devraient pas connaître de changements majeurs. « Nous tentons toujours de charger le coût réel. On pourrait masquer certaines dépenses par des hausses de tarifs, mais je préfère la transparence. »

Malgré les ficelles à attacher bien serrées pour boucler ce budget, M. Sévigny avance qu'il ne sera pas nécessaire de revenir sur des engagements qu'il avait pris avant son élection. « Bon nombre de ces engagements sont déjà dans la machine, et honnêtement, ils étaient extrêmement modestes. Ils tenaient compte de la réalité budgétaire et de façon générale, les engagements pour les infrastructures iront au-delà de ce que nous avions prévu. »

Si l'exercice du week-end a été long, les deux prochaines semaines serviront à apporter les modifications suggérées par les élus. Malgré les temps difficiles, le climat de travail a été « très constructif » selon le maire.

« Les membres du conseil connaissaient déjà les pressions sur le budget et les deux jours ont permis de prendre la mesure de ce défi qui est extrêmement grand. Il n'y a pas eu de bataille, mais ça ne veut pas dire que tout le monde est d'accord. Il y a eu beaucoup de questions et d'information échangée. »

Des projets ont dû être reportés pour respecter la capacité de payer des citoyens. « Il ne faut pas ralentir le développement de la ville, mais il y a des nouveaux projets qui ont été reportés à 2017 ou 2018. Nous arrivons à un équilibre satisfaisant. Nous avons fait preuve d'assez de responsabilité. Certains travaux ne pouvaient pas être reportés pour des enjeux économiques ou de développement, ou parce que des partenaires étaient déjà engagés. »

Les élus n'ont pas trop voulu piger dans le surplus accumulé, déjà mis à contribution l'an dernier. « Il ne faut pas tomber dans l'irresponsabilité. Nos surplus sont extrêmement minces. Il ne faudrait pas qu'il arrive un malheur, parce que nous l'avons épuré dans les dernières années. »

«Solides discussions»

Pont des Grandes-Fourches, boulevard René-Lévesque, plan directeur Parcours, Bernard Sévigny n'a pas voulu préciser les projets qui ont obtenu le feu vert de ses collègues. Des informations laissent toutefois croire que Parcours ne recevra pas les sommes espérées.

Le conseiller Rémi Demers, également président de Destination Sherbrooke, demeurait satisfait de l'exercice. « Parcours est un plan à long terme. Nous avons dit que les investissements devraient suivre les capacités budgétaires, et je suis à l'aise avec les décisions qui ont été prises. Je ne suis pas aigri. Nous dévoilerons les investissements le 21 décembre. »

Celui qui est également membre du comité exécutif admet qu'il y a eu de « solides discussions », mais insiste pour dire que tous ont eu l'occasion d'influencer le débat. « Les pourparlers ont été très ouverts. C'est mon sixième budget et j'évaluerais que c'est le plus difficile. Un budget est toujours le fruit de compromis pour l'intérêt collectif. »

La conseillère Hélène Dauphinais se disait également satisfaite du déroulement. « Le ton était civilisé et les questions ont été bien accueillies. Sur certains dossiers, je ne suis pas tout à fait la même place que mes collègues, mais il y a des choses qui me plaisent dans ce budget. Il ne faut pas oublier que ce n'est que le début d'une période difficile et c'est pour ça qu'il faut être prudents dans les projets que nous finançons. Personnellement, j'aurais mis plus de projets sur la glace pour nous donner une marge de manoeuvre, mais il y a des efforts avec lesquels je suis tout à fait d'accord. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer