Il y aura d'autres demandeurs, prévoit un Salvadorien

Renaldo Fuentes... (Imacom, Jessica Garneau)

Agrandir

Renaldo Fuentes

Imacom, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Sherbrooke) On verra bien d'autres Salvadoriens se pointer à la frontière canado-américaine et demander le statut de réfugiés au Canada. Raynaldo Fuentes, un Sherbrookois d'origine salvadorienne, en est convaincu.

Selon lui, la situation actuelle dans son pays d'origine est catastrophique. Le crime organisé est omniprésent. L'État n'a pas les moyens d'en venir à bout.

Résultat? « Les gens fuient. Ils quittent le pays. Il y a trop de violence. C'est l'un des pays les plus violents de ce coin de la planète », lance cet homme arrivé au Canada il y a 25 ans.

« C'est un véritable enfer. Normal que les gens veuillent partir. »

M. Fuentes réagissait à la nouvelle parue jeudi concernant les membres d'une famille de Salvadoriens qui ont été arrêtés à Magog après avoir passé illégalement la frontière dans le secteur de Stanstead.

Selon lui, les gens qui se sauvent du Salvador se rendent la plupart du temps aux États-Unis. Mais les lois américaines sur l'immigration ne leur donnent pas beaucoup de chance.

« Ils sont coincés, déplore-t-il. Les Salvadoriens n'ont pas de statut légal aux États-Unis. »

« Soit qu'ils retournent dans leur pays ou ils cherchent à aller ailleurs. Souvent, c'est le Canada leur premier choix, explique-t-il à La Tribune. C'est un pays démocrate où il y a peu de risques de se faire expulser. »

Raynaldo Fuentes a fui la guerre civile dans son pays il y a un quart de siècle. Il continue à s'intéresser à ce qui se passe dans son pays d'origine. Le Canada fait commerce dans ce secteur de l'Amérique latine. Notamment dans le domaine des ressources minières, dit-il.

On devait davantage surveiller nos relations commerciales afin de ne pas encourager les fauteurs de troubles, fait-il remarquer.

« On parle souvent de la violence au Mexique, mais il y en a aussi ailleurs dans les pays voisins, comme le Guatemala et le Honduras », souligne-t-il.

« Je sais qu'il y a de la coopération entre nos pays. Des policiers d'ici se rendent au Salvador pour donner de la formation, un peu comme ça se passe en Haïti. Il faut encourager ça. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer