Yvon Dubé : l'homme des grandes idées

Jean-Guy Farah, qui a été le bras droit... (Imacom, Maxime Picard)

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Jean-Guy Farah, qui a été le bras droit de l'ancien président-éditeur de La Tribune Yvon Dubé, s'est souvenu hier d'un homme aux multiples idées. «C'était un avant-gardiste», a-t-il raconté, sous l'oeil de Raymond Tardif, qui a occupé lui aussi le poste de président-éditeur du quotidien de la rue Roy.

Imacom, Maxime Picard

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Alexandre Faille
La Tribune

(SHERBROOKE) L'impact de la présidence d'Yvon Dubé à La Tribune a encore une fois été relevé, vendredi soir, par plusieurs de ses anciens employés qui se sont remémorés les anecdotes et les coups de génie qui ont marqué le passage de ce grand bâtisseur à la tête du journal.

Il y a beaucoup de choses à dire sur la contribution d'Yvon Dubé à La Tribune, mais ce sont les petites attentions qui viennent en tête de ceux qui l'ont côtoyé quand arrive le moment de témoigner de ces belles années. Comme cette carte de bingo glissée dans le journal du lundi et qui faisait office de concours pour le reste de la semaine, une idée qui avait fait grimper les ventes du quotidien d'un coup.

« Certains abonnés appelaient au journal parce qu'ils n'avaient pas reçu leur carte », se souvient le journaliste Denis Messier.

Ce n'est qu'un exemple parmi plusieurs qui démontrent le foisonnement d'idées qui bouillonnait dans l'esprit d'Yvon Dubé.

Avant-gardiste

« C'était un avant-gardiste. Je me souviens, à l'époque, les annonces classées étaient sur six colonnes. Lui a inventé le sept, puis le neuf colonnes. Nous étions les premiers à faire ça, mais dans sa tête, c'était ainsi que ça devait fonctionner », raconte Jean-Guy Farah, le bras droit d'Yvon Dubé à l'époque.

« Lors d'un tournoi de golf pour les annonceurs, nous avons fait tirer des copies supplémentaires du journal avec les photos des gagnants sur la page couverture, et ce, simplement pour les remettre à ceux-ci lors de la fête qui suivait le tournoi. C'était ce genre d'idées qui faisaient de lui un patron bien spécial », ajoute Denis Messier.

Administrateur hors pair

Plusieurs ont vanté les qualités du journaliste, mais M. Farah souligne également les qualités d'administrateur de son patron qui lui ont attiré les éloges des propriétaires de l'époque.

« Quand je suis arrivé à La Tribune, nous étions déficitaires. On nous avait donné cinq ans pour redresser les choses. Yvon Dubé a fait le travail, si bien qu'après seulement deux ans, nous étions de retour à flot », mentionne-t-il.

C'est sans doute pour cette raison que lorsqu'est venu le temps du déménagement des locaux du centre-ville à leur emplacement actuel de la rue Roy, les grands patrons n'ont pas hésité à fournir les fonds nécessaires.

« On nous a donné le budget et nous sommes partis avec ça. Jamais ils ne se sont ingérés dans nos projets, explique-t-il. Nous étions l'un des premiers journaux à nous moderniser de la sorte, des gens d'Europe sont venus nous rendre visite pour observer comment nous fonctionnions. »

Ce dernier au revoir empreint de nostalgie que lui ont rendu ses anciens employés témoigne aujourd'hui de tout le respect mutuel qui existait entre le président-éditeur et ses équipes. Une relation qui ne pouvait que contribuer à renforcer l'influence du journal en Estrie.

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