Le virage vert du Canton de Potton

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Tous les foyers de la municipalité de Potton reçoivent annuellement 24 étiquettes qui doivent être apposées sur les sacs de déchets. Ceux qui dépassent la consommation prescrite doivent s'en procurer d'autres.

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Alexandre Faille
La Tribune

(SHERBROOKE) En juin 2013, la municipalité du Canton de Potton a pris le taureau vert par les cornes. Exit les méthodes traditionnelles de collecte des déchets et bienvenue à la tarification des matières résiduelles.

Pour cette municipalité qui utilisait encore des bacs en bois ou des sacs de plastique pour les matières recyclables, l'arrivée soudaine de la collecte des matières organiques et des « bacs bruns », combinée à l'implantation d'un projet d'utilisateur-payeur pour la gestion des matières résiduelles, a secoué les habitudes de ses quelque 2000 habitants.

Il faut dire que le changement est aussi soudain qu'important. Si de plus en plus de municipalités adoptent la collecte des matières organiques depuis quelques années, l'idée de faire payer ses habitants pour une mauvaise gestion des déchets est audacieuse.

En fait, 24 étiquettes sont envoyées annuellement aux foyers du Canton de Potton, ce qui équivaut à une consommation de deux sacs de matières résiduelles par mois. « Si une personne ne fait pas bien son tri ou consomme trop, elle doit se procurer de nouvelles étiquettes », explique Alexandra Leclerc, responsable de l'hygiène du milieu et de l'inspection en environnement de la municipalité.

Un système inspiré d'Europe

« Nous avons étudié ce qui se fait déjà en Europe. Plusieurs villes ont adopté avec succès ce principe d'utilisateur-payeur et en fonction de la taille de Potton, nous avons opté pour la solution des étiquettes envoyées par la poste à tous les domiciles », poursuit-elle.

La ville de Kayserberg, dans la région de l'Alsace en France, utilise un système semblable à celui du Canton de Potton avec beaucoup de succès. Bruxelles a opté pour un système de sacs officiels livrés à sa population tandis que Besançon charge ses habitants en fonction du poids de leurs déchets. Les données comparatives de 2012 et 2014, soit un an avant et après l'instauration de ces étiquettes, sont probantes. Plus de 600 tonnes de matières résiduelles étaient générées en 2012 alors qu'en 2014, on parle de 386 tonnes. Du coup, entre 2013 et 2014, la municipalité est passée de 82 à 144 tonnes de matières organiques collectées, donc détournées des sites d'enfouissement, une hausse de 75 %.

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