Le dossier de Raif Badawi toujours devant la justice, confirme Riyad

L'affaire du blogueur saoudien Raif Badawi condamné à la prison et à 1000 coups... (Archives La Tribune, René Marquis)

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Agence France-Presse
RIYAD

L'affaire du blogueur saoudien Raif Badawi condamné à la prison et à 1000 coups de fouet, dont la famille est réfugiée à Sherbrooke, est toujours devant la justice, a affirmé jeudi le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir.

«La procédure judiciaire est toujours en cours et il revient au tribunal de se prononcer sur cette affaire», a déclaré le ministre saoudien lors d'une conférence de presse avec son homologue autrichien Sebastian Kurz.

M. Jubeir n'a pas précisé devant quelle juridiction l'affaire est examinée alors que la femme du blogueur avait affirmé en juin que la plus haute cour saoudienne avait confirmé définitivement la peine de 10 ans de prison et de 1000 coups de fouet prononcée contre son mari.

Raif Badawi, 31 ans, arrêté en vertu d'une loi sur la cybercriminalité, a été condamné fin 2014. Sa condamnation avait suscité l'indignation à l'échelle internationale.

La justice saoudienne, qui a ordonné la fermeture de son site internet, lui reproche d'y avoir publié des écrits critiquant la redoutable police religieuse en Arabie Saoudite et d'y avoir appelé à la fin de l'influence de la religion sur la vie publique dans ce royaume ultraconservateur.

Il avait reçu ses 50 premiers coups de fouet en janvier, mais cette punition a été suspendue depuis, après une vague de protestations dans le monde.

M. Jubeir a tenu à souligner «l'indépendance» de la justice dans son pays qui applique strictement la loi islamique (charia).

Raif Badawi a obtenu le 29 octobre le prestigieux prix Sakharov pour la liberté de l'esprit décerné par le Parlement européen qui avait appelé à sa libération «immédiate».

L'Arabie saoudite, outre le cas Badawi, est également sous le feu des critiques pour son recours fréquent à la peine de mort.

Amnistie internationale a indiqué le mois dernier que 151 condamnés avaient été exécutés depuis le début de l'année, soit le nombre le plus important depuis les 192 exécutions de 1995.

M. Kurz a déclaré, au cours de la conférence de presse, que son pays considérait la peine de mort comme «une punition inhumaine».

Le ministre autrichien, âgé de 29 ans, a rencontré le prince héritier saoudien, Mohammed ben Nayef et Mohammed ben Salmane, le ministre de la Défense.

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