Attentats en Tunisie: une famille estrienne préoccupée

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La famille Rancourt Giguère est installée à Tunis, en Tunisie.

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(SHERBROOKE) Depuis que François Rancourt a déménagé en Tunisie pour le travail, deux attentats ont frappé le pays. Mardi soir, à la suite de l'attentat perpétré contre un autobus de la sécurité présidentielle à Tunis, un couvre-feu a été décrété.

Celui qui habitait Wotton jusqu'à son départ s'est installé à Tunis avec sa conjointe, Annik Giguère, et leurs trois enfants. « Évidemment, les événements nous préoccupent », a-t-il raconté lors d'un échange de courriels avec La Tribune.

Le père de famille avait avisé tous ses proches via Facebook que toute la famille était sauve.

Dix-neuf jours avant son arrivée en sol africain en avril dernier, un attentat avait été commis contre le musée du Bardo, à Tunis. Puis, une journée avant le départ pour l'Afrique d'Annik et les enfants, la ville de Sousse a été secouée par un attentat contre un hôtel, qui a fait 38 victimes.

Mardi, un attentat faisant au moins 12 morts a été commis dans le centre-ville de Tunis. « Nous n'en avons pas été témoins. Nous étions à une quinzaine de minutes du lieu de l'explosion. »

François Rancourt travaille pour Développement international Desjardins (DID), pour un mandat de deux ans. Sa conjointe est allée le rejoindre avec leurs trois enfants, âgés de neuf, sept et cinq ans.

DID dispose d'un plan de sécurité pour des situations comme celles vécues mardi, souligne-t-il.

« Nous sommes en contact constant avec les autorités de l'ambassade du Canada et du siège social de DID. Par exemple, dès l'annonce de l'attaque de l'autobus de la garde présidentielle, nous avons tous reçu un courriel à la fois de l'ambassade et de l'équipe de Desjardins. » « La prudence et la vigilance sont de mise. Il est toutefois vrai que l'on doit prendre des mesures pour éviter de trop nous exposer. »

Interrogé sur le couvre-feu, François Rancourt note que la sécurité et l'inspection des véhicules ont été accrues. L'école a également avisé les parents que des mesures additionnelles allaient être prises pour les autobus.

Là-bas, François Rancourt collabore avec deux autres Canadiens afin de supporter le démarrage et le développement d'un centre financier aux entrepreneurs (CFE), une nouvelle société de microfinance qui supporte les petites et micro-entreprises tunisiennes. Il travaille comme directeur général adjoint pour un portefeuille de crédit destiné aux micro et petits entrepreneurs du Grand Tunis.

« Nous avons commencé nos opérations en juin 2015 et les résultats sont fort probants... Le CFE a déjà des dizaines d'employés tunisiens. Déjà, plus d'un million de dinars tunisiens ont été déboursés auprès d'une centaine de clients en seulement quelques mois, dont plusieurs dizaines de femmes (...) Le boulot nous tient tous très occupés, mais on sent vraiment qu'on contribue au développement socio-économique de la Tunisie. »

La famille Rancourt-Giguère avait également séjourné un an au Népal. L'expérience vécue en Tunisie est bien différente, mais aussi enrichissante. « Dans les deux cas, ça nous fait sortir de notre zone de confort. Dans les deux cas, la famille en ressortira enrichie culturellement. »

« Nous avons d'excellentes relations avec nos collègues tunisiens. C'est un peuple chaleureux avec qui il est facile de développer rapidement des liens harmonieux. Tous les gens qui gravitent autour de nous et de nos organisations sont accueillants. Ils se sentent désolés pour ces événements. Ils nous le disent souvent. » Le tourisme écope de plein fouet. 

Suivez les aventures de la famille: mafamilleentunisie.blogspot.ca/.

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