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Le SANC serait surpris si l'accueil des réfugiés excluait les hommes seuls

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Si le plan d'accueil du Canada des réfugiés syriens se limite aux femmes, aux enfants et aux familles, la directrice du Service d'aide aux Néo-Canadiens (SANC), Mercedes Orellana, sera surprise.

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(SHERBROOKE) Si le plan d'accueil du Canada des réfugiés syriens se limite aux femmes, aux enfants et aux familles, la directrice du Service d'aide aux Néo-Canadiens (SANC), Mercedes Orellana, sera surprise.

Elle ne se souvient pas que les critères d'accueil aient été limités de cette façon. « Si l'information est confirmée, ce sera la première fois », souligne-t-elle.

Le gouvernement fédéral doit dévoiler mardi son plan d'accueil de 25 000 réfugiés syriens. CBC a toutefois révélé que le plan se limiterait aux femmes, aux enfants et aux familles. Les hommes seuls seraient du même coup exclus. « Ça me surprendrait », commente Mme Orellana, invitée à réagir sur la nouvelle de CBC. Le fait d'exclure les hommes seuls pourrait soulever différentes questions. « Quel avenir réserve-t-on aux jeunes hommes, qui, pour différentes raisons, ne sont pas mariés? Pourquoi on le ferait avec eux, mais pas avec d'autres réfugiés? » illustre-t-elle.

« Les contrôles de sécurité sont les mêmes pour tout le monde. »

Mercedes Orellana rappelle d'ailleurs qu'en 2013, on avait accueilli 32 Rwandais, 30 hommes et deux femmes, qui étaient célibataires. Ces gens avaient fui le Rwanda vers le Burundi, pour ensuite s'installer en sol québécois.

Le SANC devrait savoir cette semaine combien de réfugiés sont attendus à Sherbrooke. À la suite du dévoilement du plan fédéral, une rencontre d'information doit avoir lieu avec le ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion (MIDI).

La professeure de l'Université de Sherbrooke Michèle Vaatz-Laaroussi ne s'étonne pas qu'on accueille d'abord les femmes, les enfants et les familles, puisque la vulnérabilité est l'un des critères. « Je pense qu'on se doit d'accueillir les plus vulnérables, c'est là-dessus que les critères sont basés. Toutefois, dit-elle, il serait ridicule de penser qu'un homme célibataire est plus à risque qu'un père de famille... Un des critères du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) est d'accueillir les personnes les plus vulnérables, souligne-t-elle. Quand les bombes vous tombent dessus, si vous êtes seuls, vous pouvez vous enfuir. Si vous avez des enfants à vos trousses, c'est plus difficile... »

Quant au contrôle de sécurité, Mme Vaataz-Laaroussi explique qu'une recherche est effectuée avant le départ du réfugié, avec le HCR et le pays d'accueil. « Les pays d'accueil ont des structures établies. Le contrôle des antécédents judiciaires est de compétence fédérale », note Mme Orellana.

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