«Elle voulait vivre sa vie»

« C'est pire qu'un cauchemar. Je me sens... (Imacom, Frédéric Côté)

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« C'est pire qu'un cauchemar. Je me sens détruit. Je suis venu dans ce pays pour elle. Si elle est partie, je préfère rentrer en France. Je n'ai pas l'intention de rester ici sans elle », explique Jacky Rasoamaharo,

Imacom, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Sarah-Rita Menga revenait d'un voyage de rêve avec sa mère en France et venait tout juste d'emménager avec l'homme de sa vie lorsque le tragique destin a frappé dimanche.

Intoxiquée par la fumée de l'incendie qui s'est déclaré dans l'immeuble qu'elle habitait sur la rue Wellington Sud, la jeune femme de 19 ans est décédée dimanche en début de soirée.

« C'est pire qu'un cauchemar. Je me sens détruit. Je suis venu dans ce pays pour elle. Si elle est partie, je préfère rentrer en France. Je n'ai pas l'intention de rester ici sans elle », explique Jacky Rasoamaharo, qui revenait sur les lieux du drame lundi pour tenter de recueillir des effets personnels dans le logement sinistré du couple.

Sarah-Rita Menga avait rencontré son conjoint Jacky Rasoamaharo sur Facebook il y a deux ans. Les deux jeunes adultes se sont fréquentés pendant plusieurs mois sur les réseaux sociaux en raison de la distance qui les séparait avant de se rencontrer pour la première fois.

« Je l'ai vue pour la première fois neuf mois après que l'on se soit rencontrés pour la première fois sur Facebook. Je suis venu une première fois en décembre 2014 pour trois semaines. Nous parlions beaucoup sur Facebook, mais je voulais la voir pour confirmer ce que nous ressentions », explique le jeune homme qui résidait en France.

Il est retourné dans son pays et a payé un billet d'avion à sa belle l'été dernier. À la fin du séjour de Sarah-Rita en France, Jacky a choisi de la suivre au Québec en septembre dernier. Le couple s'est installé dans ce logement de la rue Wellington Sud.

Une fois installée avec son nouveau conjoint, la jeune femme a réalisé un rêve d'enfance en se rendant en France avec sa mère au cours des dernières semaines.

« Nous revenions tout juste d'un séjour d'une semaine à Paris. Nous avions passé de très beaux moments. C'était mon cadeau de la vie. Elle était intelligente et s'entendait bien avec ses frères et soeurs », témoigne la mère de la victime, Tina Menga.

Origine du Congo, la famille avait immigré au Canada il y a sept ans.

Sarah-Rita Menga voulait reprendre ses études pour devenir secrétaire médicale.

« Je lui ai parlé pour la dernière fois samedi. Nous étions censés fêter sa soeur de 13 ans. Elle avait préparé ses habits avec son chum pour la fête. Nous devions aller au restaurant ensemble dimanche », raconte Tina Menga.

Même si elle n'était pas parfaitement en accord de laisser sa fille quitter le nid familial, elle avait consenti à son projet.

« Elle voulait vivre sa vie. Dans notre culture, les filles partent de la maison une fois qu'elles sont mariées. Je lui avais offert de rester chez moi avec son chum. J'avais cependant accepté qu'elle réalise ses projets. Elle voulait sa liberté », confie la mère endeuillée de sa fille aînée.

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