Une femme dans un état critique

L'incendie se serait déclaré à l'arrière et à... (Imacom, Julien Chamberland)

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L'incendie se serait déclaré à l'arrière et à l'extérieur du bâtiment. Une minifourgonnette a aussi été détruite par les flammes.

Imacom, Julien Chamberland

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Alexandre Faille
La Tribune

(Sherbrooke) Une femme de Sherbrooke repose dans un état critique après avoir été prisonnière de son logement enflammé dimanche matin.

La dame en question a été retrouvée inconsciente à l'intérieur de sa résidence alors que celle-ci brûlait depuis déjà plusieurs minutes. Une fois extirpée des flammes par les pompiers, elle a été transportée d'urgence au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke. Six autres personnes ont été évacuées et immédiatement prises en charge par la Croix-Rouge qui leur offrira hébergement, nourriture et vêtements durant trois jours.

L'incendie au logement de trois étages et de neuf unités locatives s'est déclaré un peu après 5 h et semble avoir pris naissance à l'arrière du bâtiment de la rue Wellington Sud. Une minifourgonnette stationnée à cet endroit a aussi été rasée par le brasier. Une trentaine de pompiers sont intervenus afin d'éviter que les flammes n'atteignent les logements avoisinants, tous très rapprochés les uns des autres. L'édifice pourrait s'avérer une perte totale puisque le feu s'est propagé dans l'entretoit ainsi qu'à l'intérieur des murs, explique Stéphane Simoneau, directeur par intérim du service incendie de Sherbrooke.

« Nous avons évacué en priorité les occupants qui étaient toujours à l'intérieur, tout cela s'est fait rapidement, souligne-t-il. On parle de dommages évalués à 400 000 $ et plus. Le bâtiment pourrait être une perte totale considérant la propagation de l'incendie et son âge. »

Des voisins racontent

À peine dix mètres séparent le logement incendié du voisin. L'intervention rapide des pompiers a permis d'éviter le pire, mais certains résidents ont eu chaud, c'est le moins que l'on puisse dire.

« Ma blonde a été réveillée par la chaleur. Quand elle m'a sorti de mon sommeil, une lumière orange éclairait mes murs », souligne Anthony Côté-Biron, dont la chambre donne précisément sur le balcon où l'incendie était à son plus fort. Mis à part une vitre craquelée par la température montante et quelques dommages superficiels au revêtement extérieur, le locataire s'en tire avec une mauvaise nuit de sommeil.

« J'ai entendu des drôles de crépitements et je croyais que c'était mon ventilateur. Je me suis levé pour aller vérifier et j'ai vu que le balcon de l'autre côté était en feu. J'ai tout de suite dit à ma blonde de s'habiller et de descendre », raconte pour sa part Marc-André Côté. Il explique que tout s'est déroulé très rapidement et que ce n'est qu'une fois au pied de la rue qu'il a pris conscience de l'ampleur de sa chance.

« J'ai réalisé que j'aurais pu tout perdre », note-t-il.

Des propos aussi tenus par l'une des premières à avoir contacté les pompiers, Sarah Léveillée.

« Ma colocataire est venue me réveiller pour me dire que le bloc voisin était en feu. J'ai tout de suite appelé les pompiers parce qu'elle ne l'avait pas encore fait. Je ne savais pas vraiment comment réagir, le feu ne semblait pas assez gros pour se propager jusqu'à notre logement, alors on ne savait pas si on devait sortir ou non », souligne-t-elle.

Les policiers ont finalement évacué le logement complet par mesure préventive. Tous ont pu réintégrer leur résidence une fois l'incendie complètement maîtrisé.

L'enquête est toujours en cours pour élucider les causes de l'incident. Aucune hypothèse n'est pour le moment écartée.

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