Denis Paradis convoite la présidence de la Chambre des communes

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Le député de Brome-Missisquoi, Denis Paradis, veut mettre à profit son expérience parlementaire en proposant sa candidature à la présidence de la Chambre des communes.

La Voix de l'Est, Marie-Ève Martel

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Huguette Young
Le Droit

(SHERBROOKE) Denis Paradis est toujours en mode électoral. Après avoir été réélu dans Brome-Missisquoi le 19 octobre, il tente sa chance, cette fois, comme président de la Chambre des communes.

Selon lui, un changement de ton plus positif, plus harmonieux s'impose aux Communes, notamment lors de la période des questions qui prend parfois l'allure d'un combat de boxe verbal.

« Si le débat devient trop acrimonieux, il faut que le président intervienne, a-t-il indiqué lors d'une entrevue. Je n'hésiterai pas à intervenir s'il y a des prises de bec. »

Lors de la reprise des travaux parlementaires le 3 décembre, les députés s'attarderont à élire un nouveau président de la Chambre. Celui-ci préside le Comité de la régie interne, interprète les règles parlementaires et doit souvent trancher lorsqu'il y a des manquements au décorum.

M. Paradis a fait circuler un document à ses collègues pour proposer sa candidature. Il a commencé ses démarches au lendemain de sa victoire électorale, conscient qu'il aura des opposants et qu'il n'a pas une minute à perdre.

« Je ne pense pas que je vais être nommé par le Saint-Esprit », dit-il, à la blague.

Dans ce document, il se présente comme un parlementaire d'expérience et un bon gestionnaire. Député de longue date, ex-ministre de la Francophonie, ex-bâtonnier du Québec, il dit connaître les règles procédurales, car il a corédigé un livre sur les règles de procédure devant les tribunaux administratifs. Lui qui a fait prospérer un vignoble, il croit que son expérience de gestion lui sera utile pour gérer le budget de 450 M$ du Comité de la régie interne.

Ses priorités tournent autour de trois axes : créer un ton plus positif et harmonieux et « un esprit de collaboration » à la Chambre des communes, redorer le blason de la diplomatie parlementaire en augmentant les échanges entre délégations parlementaires et rapprocher le Parlement de ses citoyens.

Selon lui, le travail des députés serait mieux connu si les comités parlementaires se déplaçaient à l'occasion dans les régions.

Les députés Mauril Bélanger, député libéral d'Ottawa-Vanier, et Geoff Reagan, député libéral de Halifax-Ouest, sont également sur les rangs. M. Bélanger en est à sa deuxième tentative. Il avait perdu en 2008 aux mains de Peter Milliken. Ex-secrétaire parlementaire du leader du gouvernement en Chambre, Don Boudria, et ex-ministre des Pêches et Océans, M. Reagan promet de restaurer un climat de respect aux Communes.

Réélu sans interruption depuis 1995, M. Bélanger rappelle, de son côté, qu'il a agi à titre de leader parlementaire adjoint et whip en chef, compétences qui exigent une « connaissance solide des procédures et des usages de la Chambre » et des qualités personnelles de diplomatie, de compréhension et de persuasion.

Dans une lettre qu'il a acheminée à ses collègues, il souligne que c'est au tour d'un francophone de présider la Chambre des communes. Cet honneur revenait à Gilbert Parent en 1994.

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