Moisson Estrie se prive de récupérer plus de viande

Geneviève Côté, directrice générale de Moisson Estrie.... (Imacom, Jessica Garneau)

Agrandir

Geneviève Côté, directrice générale de Moisson Estrie.

Imacom, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Moisson Estrie, qui récupère la viande dans cinq supermarchés depuis décembre 2014, pourrait en récupérer le triple si l'organisme avait l'espace réfrigéré pour l'entreposer.

« C'est un beau problème que nous cherchons à résoudre au bénéfice des organismes que nous aidons », explique la directrice générale de Moisson Estrie, Geneviève Côté.

Cette dernière mentionne que Moisson Estrie pourrait bénéficier de dons de viande provenant de 16 autres supermarchés de la région pour faire grimper le nombre de contributeurs à 21.

« Nous récupérons la viande sur les tablettes de ces marchands quelques jours avant la date de péremption. C'est une viande que les gens pourraient acheter. Aussitôt qu'elle est retirée des tablettes, nous la congelons. L'entente prévoit que cette viande doit être transformée. Le risque de contamination est nul », assure Geneviève Côté.

Moisson Estrie signale que les coûts en achat de viande pour des organismes comme la Chaudronnée, le Partage Saint-François ou l'Armée du salut peuvent ainsi être réduits de façon importante.

« Si nous avions l'espace réfrigéré, nous pourrions répondre encore mieux à la demande. Pour un organisme comme La Chaudronnée, les dépenses en viande peuvent atteindre quelques milliers $ par mois. Pour eux, ça peut faire une énorme différence au bout de l'année dans leur budget », soutient Geneviève Côté.

Moisson Estrie explique que la température de la viande est constamment contrôlée. Il y a donc nécessité d'avoir un endroit pour garder la viande congelée, car l'entrepôt déborde. L'organisme est soumis aux règles du MAPAQ et doit se conformer à toutes les normes en vigueur.

« Pour nous les bacs pour récupérer la viande, les glacières, les camions réfrigérés ou l'emballage, ce sont des dépenses supplémentaires. Nous n'achetions pas de viande, alors le respect des règles de salubrité pour la distribuer entraîne des dépenses. Nous sommes cependant bien heureux des bénéfices pour les organismes que nous supportons. C'est notre mission première », rappelle la directrice générale de Moisson Estrie.

Genevière Côté mentionne que cette initiative est inspirée du projet réalisé par Moisson Montréal.

« Leur expérience nous permet de ne pas répéter les erreurs. Nous marchons dans leurs traces et tout le monde est gagnant », indique Geneviève Côté.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer