L'Église syriaque attend l'appel de la Ville

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La conseillère Annie Godbout assure que le comité des relations interculturelles et de la diversité qu'elle préside collaborera avec l'Église orthodoxe syriaque en vue de l'arrivée prochaine de nombreux réfugiés à Sherbrooke.

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Alexandre Faille
La Tribune

(SHERBROOKE) Dans la dernière année, l'Église syriaque orthodoxe de Sherbrooke a accueilli par parrainage privé près de 150 réfugiés catholiques en provenance du Moyen-Orient. Au moment où la Ville de Sherbrooke se prépare à accueillir une importante vague de réfugiés, La Tribune a appris qu'aucun pont n'avait encore été établi entre Sherbrooke et les responsables de l'Église.

Diacre de l'Église syriaque orthodoxe, Gamil Turk confirme qu'aucun lien de communication n'existe actuellement entre les deux entités. Pourtant, l'enjeu des réfugiés ne date pas de l'arrivée du gouvernement de Justin Trudeau à la tête du pays ni de sa promesse d'accueillir 25 000 réfugiés au Canada. Qu'est-ce qui explique alors que la Ville n'ait pas apporté son soutien à l'Église auparavant?

« On ne peut pas inviter tout le monde autour de la table. Notre premier réflexe, c'est de se tourner vers les organismes qui travaillent en collaboration avec la Ville », évoque la conseillère municipale et présidente du comité des relations interculturelles et de la diversité, Annie Godbout. Cette dernière affirme toutefois que son comité a l'intention de coordonner ses efforts avec ceux de l'Église syriaque au cours des prochaines semaines.

« Ils sont très autonomes dans leur façon de faire. J'en conviens qu'on aurait pu les contacter plus tôt, mais mon comité était un peu sur la glace depuis quelques années. Compte tenu du contexte, nous avons avantage à bien coordonner nos efforts », reconnaît-elle.

Arrimer privé et public

L'église syriaque orthodoxe parraine les réfugiés grâce à des fonds privés, provenant de donations de la population, des membres de la communauté ou encore de l'Archevêché. Ils assument donc tous les coûts liés à la subsistance de ceux et celles qui se retrouvent sous leur aile. Un coup de pouce de la Ville ne serait toutefois pas de refus, avance M. Turk.

« La Ville pourrait nous aider à trouver des appartements, à obtenir des dons sous plusieurs formes, comme du mobilier, propose-t-il. Pour l'instant, on ne sait pas ce qui va arriver. Est-ce qu'on va les garder dans des cours d'école en attendant? Comment allons-nous les loger? On n'a pas de nouvelles de l'Ambassade du Canada au Liban ni de personne, c'est difficile de bien se préparer. »

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