Sherbrooke ne formulera pas de demandes spéciales

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Des réfugiés syriens sont arrivés à Sherbrooke cet automne et d'autres sont attendus dans les prochaines semaines.

Imacom, Frédéric Côté

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Alexandre Faille
La Tribune

(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke en est encore à déterminer le nombre de réfugiés qu'elle sera en mesure d'accueillir, mais elle compte laisser au gouvernement provincial la tâche de déterminer qui s'installera sur son territoire.

Cette intention contraste avec celle du maire de Québec Régis Labeaume qui a mentionné plus tôt cette semaine au ministre fédéral de l'Immigration, John McCallum, avoir le souhait d'accueillir principalement des orphelins et des familles. Sans condamner son homologue, le maire de Sherbrooke a assuré qu'aucune condition ne sera émise par son administration outre celle concernant la capacité d'accueil de sa ville.

« Nous accueillons entre 440 et 445 réfugiés par année en moyenne à Sherbrooke. Est-ce qu'on peut monter? On ne le sait pas encore. Nos organismes comme le Service d'aide aux néo-canadiens (SANC) travaillent à nous fournir un chiffre sur lequel on pourra statuer. On discutera ensuite avec le provincial des modalités. Ce n'est pas notre rôle de déterminer qui sera sélectionné pour venir habiter ici », a-t-il évoqué.

Un mécanisme de communication

Sherbrooke est l'une des 13 villes désignées au Québec pour accueillir les réfugiés. À l'initiative de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), 12 des 13 maires et mairesses (Trois-Rivières n'étant pas membre de l'UMQ) ont participé à une conférence téléphonique visant à coordonner les efforts des villes et à former un comité intergouvernemental responsable du dialogue avec les paliers gouvernementaux du provincial et du fédéral.

Du lot, Sherbrooke figure parmi l'une des villes possédant la plus grande expérience en matière d'accueil de réfugiés.

« Des villes comme Granby ou Saint-Hyacinthe n'ont pas l'habitude d'accueillir autant de gens. Recevoir un réfugié qui ne parle ni français ni anglais demande une logistique assez imposante, souligne M. Sévigny. L'information n'a pas été comprise de la même façon par tout le monde alors c'était important de niveler les connaissances pour que tous puissent réussir l'intégration. On s'est donné un mécanisme de fluidité de l'information. »

Un comité formé de la présidente de l'UMQ et mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, du maire de Montréal Denis Coderre, du maire de Québec Régis Labeaume et de la mairesse de Longueil Caroline St-Hilaire a été désigné pour être le lien entre les villes désignées pour l'accueil des réfugiés et les gouvernements provincial et fédéral. D'ici là, les organismes sur le terrain attendent toujours d'obtenir davantage d'informations avant de finaliser leurs évaluations des besoins sur le terrain.

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