Hausse des demandes d'aide à Moisson Estrie

Moisson Estrie effectue 60 dépannages directs dans ses... (Imacom, Jessica Garneau)

Agrandir

Moisson Estrie effectue 60 dépannages directs dans ses locaux chaque jour. « C'est notre capacité maximale », explique la directrice générale, Geneviève Côté.

Imacom, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Les demandes de dépannage à Moisson Estrie ont connu une hausse importante en 2015.

Dans le cadre de l'analyse des données du Bilan faim des Banques alimentaires du Québec basées sur le mois de mars 2015, le nombre total de visites au programme de dépannage alimentaire en Estrie est passé de 4144 en 2014 à 7397 en 2015, soit une hausse d'environ 37 pour cent.

« La réalité de l'Estrie est similaire au reste du Québec. Il y a une augmentation du nombre d'adultes aidés, du nombre de repas ou de collations servis. Ce sont plus de 60 dépannages directs que nous réalisons à nos locaux chaque jour. C'est notre capacité maximale », explique la directrice générale de Moisson Estrie, Geneviève Côté.

Le nombre de repas servis par la quarantaine d'organismes et la quinzaine d'écoles soutenues par Moisson Estrie est passé de 20 258 à 32 293, tandis que le nombre de collations a fait un bond de 3191 à 12 575 en 2015.

« Notre mission première demeure la redistribution des denrées à ces organismes. Nous tentons de les desservir du mieux que nous pouvons en proportion du nombre d'utilisateurs », mentionne la directrice générale de Moisson Estrie.

Tous les types de clientèles aidées ont connu une augmentation; particulièrement les couples sans enfant et les personnes seules.

Perdre son emploi

« Les demandes d'aide pour les couples seuls ont connu une augmentation de 2,2 pour cent. Nous avons noté que de plus en plus de gens qui attendent leurs prestations d'assurances emploi nous contactent. Ce ne sont pas seulement les gens sur l'aide sociale. Lors de pertes d'emplois, le délai de huit semaines est souvent très difficile. Rares sont les personnes qui ont huit semaines de salaire en économies. Bien souvent, la seule dépense compressible dans un ménage demeure l'alimentation », analyse Geneviève Côté.

Elle remarque aussi une augmentation importante des demandes provenant des personnes qui reçoivent une pension de vieillesse.

« Le nombre de personnes aidées est passé de 30 à plus de 118. Ce sont des personnes à risque lorsque l'un des conjoints décède. Il y a perte d'un revenu, alors que les dépenses continuent à être les mêmes. Les prêts et bourses pour les étudiants demeurent aussi sensiblement les mêmes, alors que les frais augmentent et que le salaire minimum demeure le même », explique Mme Côté.

Dans l'ensemble du Québec, ce sont 163 152 personnes différentes par mois qui ont eu recours à l'aide d'une banque alimentaire, dont 14,3 des ménages qui ont eu recours à cette aide pour une première fois.

L'Estrie se place tout juste en dessous de cette moyenne avec 13,1 des ménages qui ont été aidés pour la première fois.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer