Des assureurs intéressés par les changements climatiques

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Les changements climatiques n'intéressent pas seulement que les scientifiques. Les compagnies d'assurances aussi s'y intéressent.

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Les changements climatiques n'intéressent pas seulement que les scientifiques. Les compagnies d'assurances aussi s'y intéressent. Et particulièrement en ce qui concerne l'impact que les changements climatiques auront sur leur couverture de risques.

C'est ce qu'a admis hier Solène Hanquier, conseillère en responsabilité sociale et Coopération au Mouvement Desjardins, lors de sa conférence prononcée dans le cadre de la Journée internationale de la géomatique, tenue à l'Université de Sherbrooke.

En se basant à la fois sur les données recueillies par la Fondation David Suzuki et le consortium Ouranos, Mme Hanquier affirme que les changements climatiques entraînent de plus en plus de phénomènes extrêmes (grêle, verglas, inondations, pluies diluviennes, etc.) et que « ces phénomènes sont en évolution partout au Québec et au Canada », citant en exemple le déluge du Saguenay (1996), le grand verglas (1997) en passant par les inondations de la vallée du Richelieu (2011) et les records de froid enregistrés en février dernier.

Tous ces phénomènes, dit-elle, auront un impact non seulement sur l'agriculture, mais aussi sur l'ensemble de nos infrastructures.

« Les bâtiments et les infrastructures au Canada ont habituellement une durée de vie de soixante-quinze ans, dit-elle. S'ils sont bien entretenus, on va les garder jusqu'à cent ans. Or, les changements climatiques vont avoir d'énormes impacts sur nos infrastructures: on parle de ponts, de routes, de bâtiments, de lignes à haute-tension, de tours de communications, d'égouts pluviaux et sanitaires, etc. ».

Sinistres catastrophiques 

Ces impacts ont d'ailleurs commencé à se faire sentir au chapitre des réclamations, indique Mme Hanquier. De 1983 à 2014, le Bureau d'assurance du Canada (BAC) a établi que les montants versés en dédommagements à la suite de sinistres catastrophiques sont passés de quelques centaines de millions à près de 3,5 milliards$.

Comme il s'agit d'un phénomène évolutif, Desjardins, comme la plupart des assureurs, a dû revoir sa structure de primes « à la hausse », a reconnu Mme Hanquier.

« Auparavant, on s'appuyait essentiellement sur les données historiques. Maintenant, avec l'ampleur des catastrophes, on a dû redéfinir une méthodologie pour établir un montant des primes qui reflète réellement le niveau de risque actuel. Pour ce faire, on eu recours notamment à la modélisation et à la simulation des catastrophes. On est aussi en train d'élaborer un produit concernant les inondations, ce qui n'était pas le cas auparavant. »

Enfin, de plus en plus de compagnies d'assurances prévoient consacrer davantage de ressources à la prévention, en publiant sur leur site web différentes façons de se prémunir contre les effets des changements climatiques.

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