Les drones, alliés de la lutte aux changements climatiques

Sous un immense dôme blanc érigé sur le... (Imacom, Jessica Garneau)

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Sous un immense dôme blanc érigé sur le campus de l'UdeS, le professeur Alain Royer, de la faculté des lettres et sciences humaines, et le conférencier Alexis Lussier Desbiens ont dressé un état de la situation sur l'utilisation des drones à travers le monde et des nombreux défis qui s'offrent à cette industrie en plein essor.

Imacom, Jessica Garneau

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) L'industrie des drones est en plein essor. Qu'il s'agisse de livrer un colis à domicile, de détecter une fissure dans un barrage hydro-électrique, d'acheminer du matériel médical sur le site d'un sinistre ou encore de déterminer la quantité de minerai extraite d'une mine à ciel ouvert, le potentiel de ces engins volants sans pilote semble infini...

Pas pour rien que les Amazon, Google, General Electric, Pegasus et autres géants de la technologie s'intéressent de près à ces « joujoux volants ». On estime en effet que 131 milliards $ US seront investis d'ici 2024 à travers le monde dans la fabrication et le développement de nouvelles applications.

« Les drones sont en train de supplanter les satellites, constate le professeur Alain Royer, de la faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Sherbrooke. Il ne se passe pas un mois sans qu'une nouvelle compagnie ne voie le jour. »

C'est la raison pour laquelle les drones et leurs multiples possibilités ont fait l'objet de deux conférences hier dans le cadre de la Journée internationale de la géomatique qui s'est tenue sous un immense dôme blanc de 13 mètres de diamètre, érigé entre la faculté de génie et le Centre culturel de l'UdeS. À quelques jours de l'ouverture de la Conférence de Paris sur les changements climatiques, cette journée avait pour objectif de « comprendre, chercher et prévenir le réchauffement climatique ».

Dans cette optique, la conférence d'Alexis Lussier Desbiens, du département de génie mécanique de l'UdeS, aura permis de dresser un état de la situation à l'égard des innovations et des nombreux défis que pose une utilisation accrue et répandue des drones.

De l'immense au minuscule

Entre l'immense Global Hawk de 15 tonnes doté d'une autonomie de vol de 32 heures au minuscule Robodee de 60 mg (l'équivalent d'un grain de riz) capable de voler pendant deux minutes, les dimensions des drones sont aussi éparses que leurs caractéristiques.

Ainsi plusieurs drones développés au cours des dernières années peuvent aujourd'hui voler en évitant les obstacles ou encore se poser sur différentes surfaces afin de se recharger. M. Lussier Desbiens a donné l'exemple d'un drone qui pourrait, de façon autonome, parcourir le nord du Canada d'est en ouest tout en se posant ici et là sur les innombrables lacs afin de recharger ses piles solaires.

Afin de « compétitionner » avec les satellites, les drones auront aussi la possibilité au cours des prochaines années d'accomplir des tâches liées aux différents sens que sont l'ouïe, l'odorat, le toucher, la vue et même... le goût.

« Un drone pourrait, par exemple, prélever des échantillons d'eau, les traiter, les analyser », explique le scientifique sherbrookois, en établissant le même parallèle pour ce qui est de l'odorat puisqu'un drone pourrait à la limite « aspirer des particules d'air afin d'analyser le niveau et la quantité de polluants » qu'on retrouve dans l'atmosphère, dit-il, parmi les nombreux exemples d'applications possibles.

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