• La Tribune > 
  • Actualités 
  • > «Il faut une dynamique de guerre totale», dit le spécialiste Rémi Landry 

«Il faut une dynamique de guerre totale», dit le spécialiste Rémi Landry

«Il faut entrer dans une dynamique de guerre totale» (Photo AP)

Agrandir

Photo AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) «Il faut entrer dans une dynamique de guerre totale»

Rémi Landry... (Archives La Tribune) - image 1.0

Agrandir

Rémi Landry

Archives La Tribune

Le professeur à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke Rémi Landry estime que la communauté internationale doit mobiliser les ressources matérielles et humaines nécessaires pour faire face au groupe armé État islamique qui se trouve dans cette dynamique de guerre.

«Ça fait plus de trois ans qu'il y a des tentatives réalisées en Syrie dans le cadre d'une guerre limitée qui ne réussissent pas à les enrayer. Chaque pays y va selon ses moyens et considérations. Il est temps d'entrer dans la même dynamique de guerre que notre ennemi. C'est la seule façon d'éradiquer cette guerre. Parce qu'avec des frappes aériennes comme le Canada a réalisé récemment, il faut en parler comme des gestes de guerre», estime lieutenant-colonel retraité des Forces canadiennes.

Rémi Landry rappelle que dans l'histoire, seule une coalition internationale d'alliées allant dans la même direction a permis de vaincre l'idéologie nazie.

«Ce n'est pas vrai qu'il n'est pas possible de vaincre un ennemi idéologique. Il faut se rappeler la Deuxième Guerre mondiale où les pays de l'occident se sont associés contre l'Allemagne nazie. Même la Russie communiste qui avait été boudée depuis 1917 a été mise à profit pour vaincre. Il est temps de faire face à cet ennemi et que tout le monde soit mis à profit. Il faut tout mettre en oeuvre pour contrer le groupe armé État islamique. Les pays comme les États-Unis et la Russie doivent mettre de côté leurs différends et se regrouper pour vaincre», estime Rémi Landry.

Il rappelle que le groupe armé État islamique s'attaque aux valeurs de la société occidentale pour l'affaiblir.

«Le groupe armé État islamique laisse les pays occidentaux s'occuper des réfugiés en laissant courir le bruit qu'ils pourraient les infiltrer et nous faire du mal. Ils utilisent nos faiblesses basées sur nos valeurs», souligne le lieutenant-colonel à la rretraite.

Selon lui, il ne faut pas seulement entrer en guerre totale contre le groupe armé État islamique, comme a fait la France à la suite des attentats de Paris, mais aussi penser à la suite des choses.

«Il faudra mettre en place l'équivalent d'un plan Marshall afin de permettre à ces pays de se reconstruire. Il faudra devenir des partenaires tout en respectant leur religion. Pour l'instant, le cancer continue de se répandre et perturbe le quotidien de milliers de personnes. Dans une guerre totale, toute la population doit être mise à profit. Il faut être conscient de ce que ça va coûter en ressources financières et humaines», prévient le professeur de politique appliquée à l'Université de Sherbrooke.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer