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Accueil des réfugiés: il faut continuer au même rythme, dit Khadir

À l'inverse de plusieurs politiciens, Amir Khadir considère que ce serait une... (Archives La Tribune)

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(Sherbrooke) À l'inverse de plusieurs politiciens, Amir Khadir considère que ce serait une grave erreur de freiner l'arrivée des 25 000 réfugiés syriens au Canada d'ici le jour de l'An.

Lundi, les maires de Montréal et de Québec, ainsi que la ministre de l'Immigration, Kathleen Weil, ont demandé au gouvernement fédéral de ralentir la cadence. Mardi, Bernard Sévigny a joint sa voix à celle des autres maires à l'effet que les délais sont trop courts. Sherbrooke pourrait recevoir entre 400 et 500 réfugiés au cours des prochaines semaines.

« C'est quoi cette obsession de dire qu'il est trop tôt ou trop tard. Faisons ce qui est possible de faire, le plus rapidement possible et si on n'y est pas arrivé à Noël tant pis. Il ne faut pas commencer à chercher toutes sortes de prétextes pour retarder une obligation morale », insiste le député de Québec solidaire, de passage à Sherbrooke mardi dans le cadre de la tournée Pour une économie au service des gens.

« Ça n'avance à rien de dire qu'il faut ralentir les choses. Au contraire, mettons toutes les énergies possibles, comme un État responsable, puisque cette situation des réfugiés et des migrants laissés à eux-mêmes est en elle-même source d'instabilité et d'insécurité. C'est l'image de ce double discours ou de l'inaptitude de l'Occident a accompagné ses paroles d'actes concrets qui aggravent les perceptions d'injustice sur lesquelles nagent et prospèrent les fanatiques qui essaient d'embrigader des jeunes pour les retourner contre l'Occident », poursuit M. Khadir.

« Si on veut chercher des solutions pour gagner la guerre qui s'est déclarée en France, on la gagnera par la paix au Moyen-Orient. Les premiers éléments de la paix, c'est de dénouer la crise, les perceptions d'injustice et la situation des réfugiés syriens est une grande injustice. »

M. Khadir félicite donc le gouvernement Trudeau de faire tout ce qui est possible pour atteindre ses objectifs le plus rapidement possible.

« Si on n'y arrive pas le 1er janvier, tant pis, mais il ne s'agit surtout pas de ralentir et de mettre les freins. Ça rime à quoi ça? Juste à une réponse à de la bigoterie que répandent certains commentateurs dans les grands médias. »

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