Rouleau et Dauphinais émettent des réserves

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Le président de Destination Sherbrooke, Rémi Demers, a présenté le Plan directeur des parcs nature.

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) Les conseillers Jean-François Rouleau et Hélène Dauphinais émettent des réserves par rapport au plan directeur Parcours présenté par Destination Sherbrooke.

« Je ne suis pas à l'aise avec ce plan. C'est un projet qui, selon mes valeurs, ne rencontre pas mes principes de base. De plus, je considère que c'est beaucoup d'investissement pour un concept semblable » a affirmé Jean-François Rouleau, à la suite de la présentation du plan au conseil municipal.

Le conseiller du district de l'Université est d'avis que Sherbrooke devrait d'abord miser sur ses infrastructures existantes. « On peine à entretenir notre réseau cyclable, il faut consolider les acquis que nous possédons pour les faire grandir » a fait valoir le conseiller du district de l'Université.

L'érection d'une tour d'observation sur le mont Bellevue est selon lui une grave erreur.

« Ne touchez pas au mont Bellevue! On parle du paysage estrien. Je ne pense pas que la population serait à l'aise avec une tour à cet endroit », a-t-il prévenu.

« Ce n'est pas un plan à grand caractère de retombées touristiques », a résumé le conseiller, en soulignant qu'aucun coût lié à l'entretien ou à la gestion n'est précisé dans le plan.

La conseillère du district du Pin-Solitaire est également mal à l'aise avec certains aspects du projet, dont l'élaboration d'un spectacle multimédia au coût de 9 M$ sur le lac des Nations. « Nous n'avons pas d'étude de marché à ce sujet. Tout ce que je lis, c'est que ça va amener du tourisme, mais nous n'avons rien de chiffré », a déploré Hélène Dauphinais.

La conseillère considère que les élus n'ont pas assez discuté du projet avant sa présentation. « Je croyais que nous étions encore dans la période de collecte d'informations alors qu'on semble s'engager ce soir. Je ne suis pas sûre que je suis prête à m'engager à dépenser 9 M$ dans un spectacle de fontaine d'eau », a-t-elle avancé.

Le président de Destination Sherbrooke, Rémi Demers, a tenu à rassurer ses collègues.

« Chacun des aspects du projet aura l'occasion d'être évalué plus tard. ll faut également préciser que tout sera conditionnel à l'implication financière de tiers. »

Accueil favorable

Plusieurs autres conseillers ont démontré leur enthousiasme par rapport au plan Parcours.

Vincent Boutin estime que le plan comporte plusieurs aspects intéressants tels que la mise en valeur de la gorge de la rivière Magog, l'appropriation des cours d'eau et la restructuration du centre-ville.

Bruno Vachon croit que Destination Sherbrooke a su miser sur les aspects forts de la ville et les infrastructures existantes.

Marc Denault est heureux que le projet soit en lien direct avec le plan de mobilité durable de la Ville et la préoccupation des gens de se déplacer en sécurité. « Avec 67 % des Québécois qui possèdent un vélo, je crois que l'on frappe dans le mille », a-t-il dit.

Chantale L'Espérance souhaite que la Ville profite de programmes qui permettraient de financer certains aspects du projet.

« Chose certaine, je suis très heureuse que l'on mette en valeur la gorge de la rivière Magog. J'ai souvent dit que l'on ne voyait pas la plus belle partie puisqu'il fallait retourner dans la rue, mais dorénavant les citoyens pourront voir quelque chose d'exceptionnel dans notre centre-ville », s'est-elle réjouie.

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