Prison Winter : Destination Sherbrooke dit non

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Le président de la Société de sauvetage de la vieille prison de Sherbrooke, Martin Barrette, soutient qu'il ne faut pas limiter les études au volet récréotouristique.

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) Destination Sherbrooke recommande au conseil municipal de ne pas aller de l'avant avec le projet de mise en valeur de la prison Winter.

Cette décision est basée sur les conclusions de l'étude de marché réalisée dans les derniers mois par la firme Desjardins Marketing Stratégique au coût de 15 000 $.

« Bien qu'intéressant d'un point de vue historique, les conclusions démontrent que sur le plan récréotouristique, les prévisions d'achalandage et de retombées économiques sont peu concluantes par rapport aux investissements requis pour la mise à niveau du bâtiment » a expliqué le président de l'organisme, Denis Bernier, lors de la séance du conseil.

Selon l'étude, la prison pourrait recevoir 20 000 visiteurs en trois ans, avec une augmentation d'achalandage de 10 % par année. Les revenus sont estimés à environ 200 000 $ par année.

Une remise en état complète de la prison et les activités d'interprétation et d'accueil coûteraient 5,6 M$. Plusieurs scénarios étaient étudiés pour permettre au public de découvrir la prison, fermée depuis 1990 et condamnée par la Régie du bâtiment en 2007. Le concept des visites guidées, des activités interactives d'interprétation et de jeux de type grandeur nature était privilégié.

Deuxième scénario

La Tribune révélait lundi que le directeur de la Société d'histoire était déjà à la recherche de financement.

« Il y a tout un travail d'arrière-scène pour trouver du financement. On sait ce qu'on veut faire, mais on est loin de commencer les travaux. Nous sommes encore à chercher la meilleure façon de financer le projet », expliquait Michel Harnois.

« Nous visons à trouver un budget complet, mais nous travaillons avec un deuxième scénario. Avec 150 000 $ ou 200 000 $, nous pourrions ouvrir certaines salles pour des visites d'interprétation », poursuivait-il.

Ce deuxième scénario, estimé à 300 000 $ par la firme Desjardins, n'a pas été évalué dans l'étude de marché.

« On aurait pu réaliser un test pour savoir s'il y a un engouement ou une adhésion au projet allégée. J'ignorais que ce projet n'a pas été étudié et ça me dérange », a commenté la conseillère Chantale L'Espérance.

« Lorsque nous avons donné le mandat à Desjardins, nous leur avons demandé de pousser l'étude, à la demande de la Société d'histoire. Il n'a jamais été question d'analyser une version allégée. Mais si M. Harnois veut mettre sur pied ce projet et faire une réouverture partielle, nous ne nous y opposons pas. Après avoir investi près de 75 000 $ depuis 2008 pour des analyses de toutes sortes. Notre travail s'arrête ici quant à des investissements pour des analyses futures », a répondu M. Bernier.

Appui de la société de sauvetage

Le président de la Société de sauvetage de la vieille prison de Sherbrooke, Martin Barrette, s'est présenté devant les élus pour signifier son appui à la Société d'histoire de Sherbrooke.

« Je constate que dans l'étude de marché, on s'est limité au volet récréotouristique. On aurait pu s'attendre à ce que le volet étude de marché puisse se développer ailleurs en évaluant d'autres options. Je crois qu'il faut développer plus large, soit avec des volets éducatifs, d'interprétation historique et récréotouristique », s'est exprimé M. Barette, qui demande 9000 $ à la Ville afin de poursuivre l'étude enclenchée.

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