Plaidoyer pour une entente négociée

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Une centaine de manifestants provenant de tous les secteurs de la fonction publique attendaient le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, lundi avant son allocution au centre des congrès de Sherbrooke.

Imacom, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Une centaine de manifestants provenant de tous les secteurs de la fonction publique attendaient le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, lundi avant son allocution au centre des congrès de Sherbrooke.

Le premier ministre y a réagi en point de presse en mentionnant que le prochain geste appartenait au mouvement syndical.

« Les syndicats ont annoncé qu'ils déposeraient une contre-proposition. Tant mieux parce que je pense que nous pouvons avoir une entente négociée. Par contre, les moyens financiers ne sont pas élastiques. Le cadre financier du Québec est celui annoncé. Il n'est pas question de remettre en question ni l'équilibre budgétaire de cette année ni des années suivantes. Il n'est pas question non plus de remettre en question l'abolition de la taxe santé. Nous avons fait des réaménagements en ajoutant 1,7 milliard à l'offre, ce qui n'est pas rien. Le but que je poursuis est d'avoir une entente négociée », assure le premier ministre Couillard.

Le premier ministre n'envisage pas avoir recours à une loi spéciale pour imposer les conditions de travail des employés du secteur public si les négociations se poursuivent de bonne foi.

« Tant que je vois qu'il est possible d'en arriver de bonne foi à une entente négociée, je vais continuer à faire tous les efforts requis. S'il y a un arrêt de progression des négociations, ce sera une autre question. Ce que je constate, c'est que le mouvement syndical va déposer une contre-proposition et j'ai expliqué les paramètres dans lesquels ce sera analysé. Mon souhait demeure d'avoir une entente négociée », assure le premier ministre Couillard qui estime que les négociations ne peuvent s'étirer indéfiniment » plaçant une échéance « pas très loin en 2016 sans que la question soit résolue ».

Le président de la CSN-Estrie Denis Beaudin signale que le message n'a pas changé : le gouvernement doit cesser ses mesures d'austérité.

« Ce n'est pas son mandat. Avec ces coupures, il touche au filet social », constate Denis Beaudin.

Le président de la CSN-Estrie mentionne qu'il n'a rien contre l'assainissement des finances publiques, mais que les syndicats s'opposent aux moyens pour y parvenir.

Plus créatif

« Couper les salaires et les conditions d'emploi nous entraîne dans la roue de l'appauvrissement. Le gouvernement doit être plus créatif et penser en termes d'économie et non imposer des mesures d'austérité », signale M. Beaudin.

Ce dernier soutient que le premier ministre trouvera les syndicats sur sa route, peu importe où il se trouve au Québec.

« Nous assistons à une mobilisation sans précédent. Nous ne lâcherons pas dans l'objectif de sauvegarder notre filet social. Le gouvernement ne doit pas s'attaquer à l'éducation et aux services de santé », rappelle Denis Beaudin de la CSN-Estrie.

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