Les profs du Cégep rejettent les dernières offres patronales

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Les enseignants ne signeront pas une nouvelle convention collective qui est en deçà de celle qu'ils ont, commente le président du SPECS, Steve McKay.

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(SHERBROOKE) Les professeurs du Cégep de Sherbrooke ont rejeté à l'unanimité vendredi les dernières offres patronales du gouvernement. Le Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke (SPECS-CSN) a aussi adopté une position de principe sur la légitimité de recourir à la grève illégale si une loi spéciale était adoptée.

Les enseignants ne signeront pas une nouvelle convention collective qui est en deçà de celle qu'ils ont, commente le président du SPECS, Steve McKay.

, lance-t-il en soulignant qu'ils souhaitent ainsi alléger leur tâche. À ses yeux, celle-ci s'est considérablement alourdie avec l'augmentation du nombre d'étudiants par classe et l'augmentation des élèves en difficulté, notamment. « Il n'y a pas de ressources pour nous aider. »

En cas de loi spéciale, une assemblée s'organisera dans les jours suivant l'adoption de la loi. Les enseignants se prononceraient alors sur la possibilité de défier la loi. « L'assemblée sera souveraine, mais on veut envoyer un signal que ce serait légitime de poursuivre la grève », indique M. McKay. Le SPECS lance un appel à tous les syndicats du secteur public afin qu'ils se dotent d'une résolution similaire.

L'accès à la permanence demeure difficile, indique également le président du SPECS. Pour les obtenir, les enseignants doivent obtenir trois postes consécutifs.

La partie patronale a toutefois laissé tomber sa demande qui faisait en sorte qu'un enseignant mis en disponibilité aurait dû se déplacer dans un rayon de 250 km pour enseigner, au lieu de 50 km. Ce sera également le statu quo pour le mode de calcul déterminant le nombre de postes permanents dans les cégeps.

De plus, avec ce qu'il y a sur la table, le sort des enseignants en formation continue ne s'améliore pas, plaide-t-il également. « Les conditions sont bien en deçà de ceux qui enseignent au régulier. On considère qu'ils ne font pas de gains : c'est toujours en dessous de la convention collective actuelle. »

Les membres du front commun, qui regroupe environ 400 000 employés de la province, ont toujours en poche trois jours de grève, prévus du 1er au 3 décembre.

Québec a annoncé l'injection d'environ 550 millions dans l'exercice de la relativité salariale, qui vise à corriger « des problèmes d'équité entre différentes catégories d'emploi. »

Comme l'exercice n'est pas complété, le SPECS ne sait pas quel serait l'impact de la relativité salariale pour ses membres. « La relativité salariale n'est pas une question de négociation. Le gouvernement s'était engagé à compléter avant... »

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