Fortin concède que le moment est mal choisi

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Le député de Sherbrooke, Luc Fortin, admet que le moment est mal choisi, mais soutient que les projets de loi sur la rémunération des élus contribuent à l'effort budgétaire demandé à tous les citoyens du Québec, les députés compris.

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Alexandre Faille
La Tribune

(SHERBROOKE) Le député de Sherbrooke, Luc Fortin, admet que le moment est mal choisi, mais soutient que les projets de loi sur la rémunération des élus contribuent à l'effort budgétaire demandé à tous les citoyens du Québec, les députés compris.

En réponse aux nombreuses critiques voulant que les députés augmentent leur salaire au moment où Québec demande aux employés du secteur public d'importantes concessions, M. Fortin est catégorique, les projets de loi déposés par son collègue Jean-Marc Fournier sont « une excellente chose ».

« Je l'ai déjà dit, mais si le projet de loi avait entraîné des gains financiers pour les députés, au moment où l'on demande à tous les citoyens de faire leur effort, je m'y serais opposé », a-t-il indiqué.

Rappelons que les deux projets de loi, déposés jeudi à l'Assemblée nationale, reprennent les conclusions d'un comité indépendant présidé par l'ex-juge de la Cour suprême, Claire l'Heureux-Dubé, qui recommandait de hausser le salaire des élus de 88 000 $, mais de faire en sorte que ceux-ci contribuent davantage à leur régime. Le rapport recommandait également l'abolition des fameuses primes de transition. M. Fournier a chiffré à 400 000 $ les économies qui seront réalisées par l'État si les projets de loi sont adoptés.

« Les oppositions font de la politique en reprenant un seul aspect du projet, mais au net, ça ne change

rien. La population doit comprendre que nous avons des pertes financières », a souligné M. Fortin, tout en admettant que le moment choisi « n'est pas idéal ».

Moyens de pression regrettables

Jeudi et vendredi, de nombreux manifestants se sont rassemblés devant les bureaux du député de Sherbrooke pour exprimer leur mécontentement devant les offres soumises par le gouvernement du Québec. Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a qualifié d'« inacceptables » les moyens utilisés par les employés du secteur public, un adjectif que n'a pas voulu utiliser à son tour M. Fortin, préférant parler de conséquences « regrettables » pour les citoyens.

« Ça fait partie du processus de négociation, il fallait s'y attendre, avance-t-il. Il faut que ça se fasse dans le respect des lois, mais c'est regrettable pour les parents qui n'ont pas pu aller porter leurs enfants à l'école. »

Il a ajouté que le gouvernement souhaitait en arriver à une entente

négociée et que son collègue Martin Coiteux demeurait lui aussi optimiste.

« On a quand même ajouté 1,7milliard de dollars à notre offre, on attend maintenant une contre-proposition, a rappelé M. Fortin. Ce que le front commun demande,

ça représente 10,7 milliards de dollars sur 3 ans, on ne peut pas faire de compromis sur le cadre financier, les Québécois n'ont pas les moyens de payer autant. »

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