Assis pour se tenir debout

Des centaines de manifestants du secteur de la... (La Tribune, Alexandre Faille)

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Des centaines de manifestants du secteur de la santé ont participé à un sit-in pour dénoncer la dernière offre du gouvernement aux employés du secteur public. Plusieurs d'entre eux affichaient sur une pancarte l'emploi qu'ils occupent, symbolisant la solidarité entre les différentes unités.

La Tribune, Alexandre Faille

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Alexandre Faille

(SHERBROOKE) Pour les employés du secteur de la santé, la bataille pour des « conditions de travail décentes » est indissociable des enjeux d'accessibilité et de qualité des soins rendus.

Des centaines de syndiqués du milieu de la santé de partout en Estrie s'étaient donné rendez-vous jeudi après-midi devant l'édifice du Centre de réadaptation de l'Estrie, rue King Est, pour un sit-in contestataire. Après la récente offre du gouvernement Couillard, qualifiée de méprisante et d'inacceptable par les meneurs syndicaux, cette deuxième journée de grève dans le secteur public a donné lieu à un haussement de ton chez les travailleurs du réseau de la santé, qui s'inquiètent de la qualité du service public.

« Déjà, on est dans une pénurie de main-d'oeuvre et déjà, dans certains secteurs, on doit composer avec la privatisation des services, comme chez les psychologues, les ergothérapeutes, les psychothérapeutes et le personnel infirmier. Ces gens trouvent plus leur compte à l'extérieur du réseau qu'à l'intérieur parce qu'ils sont capables d'appliquer leur pleine autonomie et qu'ils ont des salaires plus intéressants. Quand elle a besoin d'un service, la population ne peut pas le recevoir parce que le personnel n'est pas disponible », déplore Nadine Lambert, vice-présidente responsable du personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires de la Fédération de la santé et des services sociaux.

Le vice-président de la CSN, Jean Lacharité, abonde dans le même sens. Selon lui, la population comprend qu'au-delà de la qualité des conditions de travail des employés du réseau public, particulièrement en santé, il y a la question de l'accessibilité des services.

« Je pense que les gens savent que nos travailleurs sont à bout de souffle. On va avoir des problèmes de rétention et d'attraction de main-d'oeuvre dans les réseaux et ce que ça veut dire c'est qu'on aura un problème d'accessibilité des services à la population. Et quelle sera la solution du gouvernement? Privatiser les services? En se battant pour nos conditions de travail, on se bat pour une bonne qualité de services à la population », évoque-t-il.

Les syndiqués du secteur de la santé se sont mobilisés un peu partout sur le territoire estrien jeudi et poursuivront leurs actions vendredi. Rappelons que la loi oblige les syndicats à maintenir 90 % des effectifs pour répondre aux services essentiels, l'équivalent, selon la CSN, de 42 minutes de grève par jour par travailleur.

Cette vague de grèves tournantes des employés du secteur public au Québec est la deuxième mobilisation dans le genre du front commun après celle survenue le 28 octobre dans le milieu de la santé en Estrie. Si aucun progrès n'est réalisé dans les négociations d'ici là, le front commun prévoit une grève générale des services publics les 1er, 2 et 3 décembre.

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